Entre circulation anarchique et stationnements interdits: Oran étouffe sous le poids des voitures

L’anarchie de la circulation au niveau du tissu urbain à Oran ne cesse d’augmenter avec pour première cause, le manque de parking ou d’aires de stationnement. En effet, plusieurs points noirs ont été relevés à longueur de journée à l’instar du boulevard Benzerdjeb et son tronçon menant au CHU d’Oran, selon certains témoignages.

Au niveau de cette artère, les automobilistes n’hésitent même plus à se garer en deuxième position rendant le trafic plus pénible qu’il ne l’est. Plus d’une fois, des ambulances transportant des malades ont été pris dans des embouteillages monstres à ce niveau. Se défendant, certains automobilistes expliquent ne se garer là que pour quelques minutes, mais ces secondes suffisent pour bloquer la circulation. Certes, des opérations de police ont été menées, mais l’incivisme de certains persiste faisant fi de toutes les directives. Cette rue n’est pas un cas isolé, toutefois elle pose un grave problème vu qu’elle mène vers l’hôpital d’Oran.
La rue Larbi Ben Mhidi, principale artère du Centre-ville d’Oran, enregistre une grande affluence automobile, riverains, vacanciers et particulièrement les bus, dès les premières heures de la journée. Aux environs de 10 heures du matin, il est quasiment impossible de pouvoir se frayer un chemin et c’est pare-choc contre pare-choc que les véhicules avancent sans parler du problème du stationnement qui persiste. Une femme, rencontrée dans un taxi, affirme qu’il est plus facile d’emprunter cette rue à pieds que d’utiliser un véhicule. Le même cas de figure se pose à la rue Khemisti, parallèle de celle de Larbi Ben Mhidi. Il est plus qu’impératif qu’un plan de circulation soit mis en place puisque la ville étouffe sous le poids des voitures.
Par ailleurs, il y a lieu de souligner l’anarchie qui règne dans les transports en commun qui ne fait qu’aggraver la situation ambiante. En effet, ces bus appartenant à des privés, en sus de leur état déplorable, stationnent n’importe où et n’importe comment, entravant ainsi la circulation. Le comportement irresponsable de certains chauffeurs de ces bus, ne respectant ni leurs arrêts réglementaires, ni le code de la route mettent la vie de leurs usagers et celui des autres automobilistes en danger permanent.
Certains conducteurs de bus privés ont renoué avec les faux arrêts et les courses-poursuite entre eux, créant ainsi une véritable anarchie au niveau de certaines artères principales à Oran. Une situation qui n’est pas prête de disparaitre, accentuée par le mauvais comportement des chauffeurs et autres receveurs grossiers qui n’hésitent pas à apostropher vulgairement les passagers. Une grande majorité de citoyens sont victimes de ces faits et « c’est à peine si on ose leur demander de conduire moins vite que nous sommes insultés », explique une mère de famille. Certes des opérations de retraits de documents avaient été lancées pour tenter de discipliner ces transporteurs mais apparemment cela ne marche qu’en présence des éléments sécuritaires sur place.

Bouton retour en haut de la page