Avec une contribution de 1,5 milliard de dollars: L’Algérie a demandé officiellement à rejoindre la Banque des BRICS

Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a affirmé que l’Algérie avait demandé officiellement à rejoindre la Nouvelle Banque de développement des BRICS, avec une première contribution à hauteur de 1,5 milliard de dollars, soulignant que l’adhésion de l’Algérie au groupe composé de cinq pays émergents « ouvre de nouvelles perspectives économiques ».
« Nous avons demandé officiellement à rejoindre le groupe des BRICS et sa Nouvelle Banque de développement en tant qu’actionnaire avec une première contribution à hauteur de 1,5 milliard de dollars », a précisé le président de la République dans une entrevue accordée à la Télévision centrale de Chine « CCTV », en marge de la visite d’Etat qu’il a effectuée dans ce pays.
Lancé formellement en 2009, le groupe des BRICS est composé de cinq puissances économiques émergentes : le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud.
Assurant que l’adhésion de l’Algérie aux BRICS « ouvrira de nouvelles perspectives économiques », le Président Abdelmadjid Tebboune a rappelé que « l’Algérie œuvre depuis des années, aux côtés de la Chine, pour un monde meilleur et plus juste où des aides sont accordées aux pays pauvres ».
« Nous œuvrons également pour un monde multipolaire » et « nous réclamons, avec la Chine, la révision de plusieurs aspects relatifs aux institutions onusiennes, pour ne citer que le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale (BM), qui ne servent plus les pays pauvres et émergents », a souligné le président de la République, soutenant que « le groupe des BRICS nous est plus favorable ».
Abordant les perspectives de la coopération économique algéro-chinoise, il a mis en avant l’ambition de la partie algérienne de concrétiser des projets communs entre les deux pays « dans tous les domaines, notamment les sciences spatiales, l’enseignement supérieur, l’industrie pharmaceutique, la formation, les projets de raccordement par voie ferrée des villes de l’extrême sud à celle du nord et l’exploitation minière, en particulier la mine de Gara Djebilet (Tindouf), qui est l’une des plus grandes mines au monde ». Le Président Abdelmadjid Tebboune a également relevé d’autres projets de partenariat envisageables entre les deux pays, dont le transport du minerai de fer de Gara Djebilet vers les usines de métallurgie dans le nord. Au regard de la grande expérience chinoise dans le domaine aérospatial, l’Algérie ambitionne aujourd’hui d' »entrer en partenariat dans ce domaine dans le cadre d’une société mixte algéro-chinoise spécialisée dans la science et les applications spatiales en vue de former des Algériens en matière d’accès à l’espace », a-t-il ajouté.
Mettant en avant l’amélioration du climat des affaires et de l’investissement en Algérie, le président de la République a indiqué que la nouvelle loi sur l’investissement « ouvre des perspectives prometteuses à tous les investisseurs et leur offre d’importantes garanties qui n’existaient pas auparavant », assurant que ce cadre juridique favorisait l’investissement.
Les sociétés chinoises ont des facilitations pour investir en Algérie, au regard de la confiance existant entre les sociétés chinoises et le Gouvernement algérien, a expliqué le Président Abdelmadjid Tebboune, se félicitant, par ailleurs, des relations d’amitié unissant les deux pays et du soutien de la Chine à l’Algérie depuis l’indépendance dans sa marche de développement.
Rappelons que l’Algérie dispose de plusieurs atouts et cartes pouvant lui permettre de rejoindre le groupe des Brics notamment sa position au sein de l’Afrique et ses moyens économiques, avaient souligné, mardi dernier à Alger, des experts et des universitaires, assurant que l’adhésion à cette organisation est « une ambition stratégique » qui va lui permettre de bénéficier de son soutien. Ces experts intervenaient lors d’une Journée d’étude organisée par l’Institut nationale d’études de stratégie globale (Inesg) sous le thème: « Les Brics et les enjeux du système international » et qui a vu la participation des hauts cadres de l’Etat, des chercheurs et de responsables d’institutions publiques.

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