Cardiologie interventionnelle pédiatrique : Bientôt une mise en service à l’EHU
L’EHU 1er Novembre 1954 prévoit de mettre prochainement en service une activité de cardiologie interventionnelle pédiatrique.
Selon les responsables de l’établissement, cette nouvelle activité vise à renforcer la prise en charge des enfants atteints de cardiopathies congénitales ou acquises, à réduire les délais d’attente et à limiter le recours à certaines interventions de chirurgie cardiaque.
Le projet repose sur une collaboration entre les services de cardiologie et d’anesthésie-réanimation pédiatrique. Cette organisation permettra d’assurer la réalisation d’actes de cardiologie interventionnelle chez l’enfant dans le cadre d’une prise en charge associant plusieurs spécialités médicales.
La cardiologie interventionnelle pédiatrique est une discipline qui permet de traiter certaines malformations et maladies cardiaques au moyen de techniques de cathétérisme, sans recourir à une chirurgie à cœur ouvert.
L’intervention consiste à introduire un cathéter par voie vasculaire, généralement au niveau de l’artère fémorale, jusqu’au cœur afin d’y réaliser les gestes thérapeutiques nécessaires. Selon les spécialistes, cette approche, moins invasive que la chirurgie conventionnelle, est indiquée dans le traitement de plusieurs cardiopathies congénitales ou acquises et peut, selon les cas, réduire les risques opératoires, écourter la durée d’hospitalisation et favoriser une récupération plus rapide.
Selon les responsables de l’EHU, cette nouvelle activité devrait permettre de renforcer la prise en charge des enfants de la région Ouest nécessitant ce type d’intervention et de limiter les transferts vers d’autres établissements spécialisés.
L’ouverture de cette activité répond également à l’évolution des besoins en cardiologie pédiatrique, une discipline qui requiert des équipements spécifiques ainsi qu’une coordination étroite entre cardiologues, anesthésistes-réanimateurs et équipes soignantes.
À terme, les responsables de l’établissement estiment que cette organisation devrait faciliter l’accès des jeunes patients à des soins spécialisés au niveau régional.
Khaled B.
