Clinique: Belazreg 30.000 consultations en 10 mois

29 000 passages aux urgences et près de 30 000 consultations spécialisées entre janvier et mi-octobre 2025. C’est le bilan annoncé par Sara Badi, directrice de l’hôpital ophtalmologique Belazreg à Oran, diplômée de l’École nationale d’administration (ENA) et titulaire d’un master en droit médical, dans un entretien
à Algérie Presse.
Chaque jour, des patients venus de tout le pays franchissent les portes de la clinique, attirés par un plateau technique moderne et une prise en charge reconnue. «Nos équipes ont réalisé plus de 1.600 opérations de la cataracte, 600 vitrectomies (interventions chirurgicales consistant à retirer tout ou partie du vitré, le gel transparent qui remplit l’intérieur de l’œil, afin de traiter diverses affections rétiniennes, Ndlr) et 30 à 40 greffes de cornée grâce à des greffons importés des États-Unis », détaille la directrice. Les interventions tumorales restent stables à une douzaine par mois. Le suivi des enfants et la prise en charge des traumatismes oculaires, souvent liés aux accidents de la route, demeurent des priorités.
Pour Sara Badi, la réussite de Belazreg repose autant sur la technologie que sur l’humain. « La communication interne et avec le patient est notre principal levier », affirme-t-elle.
Dès l’accueil, chaque passage est rapide et clair, les circuits fluides et les examens sensibles sécurisés. Le personnel médical, paramédical et administratif maintient un contact direct et constant avec les patients et leurs familles, un choix managérial qui contribue largement à la réputation du centre.
Belazreg couvre toutes les pathologies oculaires : consultations spécialisées, urgences, explorations fonctionnelles et chirurgies lourdes. « Tous les examens se font sur place : échographie, angiographie à la fluorescéine, réfractométrie », précise Sara Badi. « Cela évite de disperser les patients et accélère leur prise en charge ».
Chaque mois, environ 12 cas tumoraux sont traités sur place, du ptérygion aux kystes dermoïdes et tumeurs palpébrales, avec une efficacité rarement égalée dans le pays.
En 2025, le parc technologique s’est considérablement renforcé : microscope chirurgical, laser diode, microkératome, tonomètres modernes, autoclave haute capacité, respirateurs d’anesthésie et dispositifs d’aspiration.
Pour 2026, Belazreg attend de nouveaux équipements : angiographie rétinienne avancée, échographe oculaire, pachymètre ultrasonique, réfractomètre automatisé et table chirurgicale moderne. « Ces investissements préparent Belazreg à franchir un nouveau cap dès l’année prochaine», souligne Sara Badi.
Khaled Boudaoui
