Clôture du Sommet du 7ème GECF : La « Déclaration d’Alger » adoptée à l’unanimité

La « Déclaration d’Alger » a été adoptée, hier, à l’unanimité à l’issue du 7e Sommet des chefs d’Etats et de Gouvernements des pays exportateurs de gaz (GECF) qui s’est déroulée au Centre international des conférences (CIC) Abdelatif Rahal.
Lors de son allocution de clôture, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a indiqué, que « l’Algérie œuvrera à coopérer avec les pays membres du GECF pour faire du gaz un véritable ami de la nature », affirmant que « ce sommet nous a permis de dégager une vision commune pour partager les risques et faire face ensemble aux défis dans l’esprit de faire de cette ressource naturelle une énergie propre et conforme au développement durables et aux résolutions des Nations-Unies ».
Le président de la République, qui s’est félicité du succès des travaux du 7ème CEGF, a également rappelé la nécessité de renforcer le dialogue et de la coopération entre les Etats membres du Forum des pays exportateurs de gaz pour assurer un avenir commun et prometteur à cette ressource naturelle et la stabilité sur le marché mondial.
Dans son discours, le chef de l’Etat a réitéré « l’engagement de l’Algérie à travailler main dans la main avec tous, en vue d’assurer un avenir commun et prometteur à cette ressource naturelle en élargissant et en intensifiant les contacts et les concertations entre les acteurs ».
Pour rappel, la « Déclaration d’Alger » a, d’emblée réaffirmé, les droits souverains absolus et permanents des pays membres sur leurs ressources en gaz naturel.
Tout en réitérant le soutien aux pays dans leur « lutte incessante contre la pauvreté énergétique », la « Déclaration d’Alger » a souligné la condamnation des pays membres du GECF « de toutes les restrictions économiques unilatérales entreprises sans l’approbation préalable du Conseil de sécurité des Nations Unies, ainsi que de toute application extraterritoriale de lois et réglementations nationales contre les pays membres du GECF qui ont un impact négatif sur le développement et le commerce du gaz naturel et mettent en péril la sécurité de l’approvisionnement en gaz naturel ».
Dans le même document, le GECF a exprimé sa préoccupation « face à la volatilité récurrente de la demande de gaz naturel qui affecte négativement les performances économiques mondiales » et sa détermination « à travailler avec toutes les parties pour parvenir à des marchés du gaz naturel équilibrés et fiables ».
Droits souverains « absolus » et « permanents »
A ce propos, la « Déclaration d’Alger » a mis en valeur « l’importance des contrats de gaz naturel à moyen et long terme, des prix du gaz naturel équitables et stables et des investissements soutenus dans le gaz naturel pour renforcer la sécurité énergétique et soutenir le développement de systèmes énergétiques résilients ».
Cela étant dit, les membres du GECF ont exprimé leur engagement à renforcer leur collaboration pour fournir « un approvisionnement en gaz naturel efficace et fiable » et d’« étendre l’utilisation du gaz naturel pour le développement durable et l’atténuation et l’adaptation au changement climatique ».
Raison pour laquelle la « Déclaration d’Alger » a également mis en avant le soutien du GECF « à un dialogue solide et significatif entre les producteurs, les consommateurs et les autres parties prenantes concernées, en vue d’assurer la sécurité de la demande et de l’offre, de favoriser la stabilité du marché et de plaider en faveur de marchés du gaz naturel ouverts, transparents, sans entrave et non discriminatoires ».
Du reste, la« Déclaration d’Alger » a mis l’accent sur le rôle fondamental du gaz naturel dans « la réalisation des objectifs de développement durable des Nations Unies », « la satisfaction des besoins énergétiques mondiaux croissants et la garantie d’un accès universel à une énergie abordable, fiable, durable et moderne pour tous ».
Sur un autre registre, la « Déclaration d’Alger » désapprouve « la mise en œuvre unilatérale d’actions et de mesures fiscales sans précédent, prétendument justifiées par la garantie de la sécurité d’approvisionnement énergétique de certains, au détriment des règles du marché du gaz naturel, et au risque d’accentuer les déséquilibres au détriment des populations vulnérables ».
Cela implique ajoute la « Déclaration d’Alger », la défense du gaz naturel en tant que « source d’énergie essentielle pour un avenir juste, inclusif et prospère, en veillant à ce que personne ne soit laissé pour compte » et « contribuer à l’inclusion du gaz naturel en tant que ressource naturelle écologiquement durable dans les réglementations climatiques, d’investissement et fiscales, les opérations bancaires internationales et le commerce mondial ».
Synthèse R.N
