Complicité d’homicide : 10 ans de réclusion pour l’accusé

Le tribunal criminel d’appel a rendu son verdict dans l’affaire du meurtre d’Oued Tlélat, remontant à janvier 2022. Le mis en cause, L.H., poursuivi pour complicité d’homicide, a vu sa peine fixée à dix ans de réclusion criminelle.
Les faits se sont déroulés le 6 janvier 2022 dans la localité d’Oued Tlélat. Ce jour-là, les services de sécurité sont alertés par les urgences hospitalières après la réception du corps sans vie d’un homme, présentant de graves blessures à l’arme blanche au niveau du cou et du thorax.
L’enquête permet de reconstituer le fil du drame grâce à des témoignages oculaires. Selon les dépositions, la victime aurait abordé une jeune fille pour lui demander son numéro de téléphone. Une brève discussion s’en suit avant que la jeune femme ne reprenne sa route. C’est à ce moment que les deux frères de cette dernière, L.H. et L. Abdelkader, interviennent violemment. Tandis que L.H., immobilise la victime, son frère lui porte d’abord un coup de bâton à la jambe. Un témoin tente alors de s’interposer, mais les deux assaillants le somment de ne pas s’en mêler. C’est dans cette escalade de violence que Abdelkader porte les coups de couteau fatals, avant de prendre la fuite avec son frère, laissant la victime succomber à ses blessures.
À la barre du tribunal criminel d’appel, L.H., a nié en bloc les accusations de complicité. Selon sa version, lui et son frère se trouvaient à bord de leur véhicule lorsqu’ils ont aperçu la victime draguer leur sœur. Il affirme être descendu pour s’expliquer, avant d’être la cible de jets de pierres de la part de la victime et de ses amis. « Nous avons pris la fuite vers la maison sans répondre aux provocations. Ce n’est que le lendemain que nous avons appris le décès », a-t-il soutenu.
Une version contredite par l’ami de la victime, présent lors du drame, qui a formellement chargé les deux frères, décrivant une agression gratuite et préméditée. Quant à la sœur des accusés, elle s’est montrée peu loquace, confirmant uniquement avoir été abordée par la victime sans pour autant «rien voir » de l’agression qui a suivi.
Lors de ses réquisitions, le représentant du ministère public a réclamé 15 ans de réclusion à l’encontre de L.H., rappelant la gravité des faits. La défense a, de son côté, plaidé les circonstances atténuantes. Pour rappel, l’accusé avait écopé de 12 ans de réclusion lors de son premier procès. Son frère, Abdelkader, l’auteur principal des coups mortels, est toujours en fuite et avait été condamné par contumace à la peine capitale en première instance.

Zemmouri L.

 

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