Détention et trafic de psychotropes : Peines confirmées en appel

Trois mis en cause, deux hommes K.M., B.S., et une jeune femme G.Kh., ont comparu devant la chambre pénale de la Cour d’appel d’Oran pour détention et de commercialisation de stupéfiants.

Notons que lors du procès en première instance, des peines de sept ans de prison ferme avaient été retenues contre eux. Suite aux délibérations, ces décisions de première instance ont été retenues à leur encontre.
Selon les faits, cette affaire remonte au mois d’avril de cette année lorsque, suite à un contrôle des services de la police, 900 comprimés de Prégabaline ont été saisis.
Alors que les accusés, en compagnie d’une quatrième personne, se trouvaient à bord d’un véhicule conduit par K.M., B.S., s’est débarrassé d’un sachet à la vue d’un barrage de la police. Sa manœuvre n’a pas échappé aux policiers qui ont récupéré le sachet qui contenait les capsules de psychotropes.
Confrontés à ces faits, les deux premiers mis en cause ont nié connaître la contenance de ce sachet. Ils ont expliqué que le quatrième passager, à la vue des policiers, l’a laissée à bord avant de prendre la fuite. Prenant peur, le chauffeur l’a refilé à B.S., qui à son tour l’a balancée par la fenêtre du véhicule.
K.M., a indiqué que le fuyard connaissait B.S., une information démentie par le concerné qui, à son tour, a chargé K.M. en affirmant que lorsque ce dernier lui a jeté cette bourse, il s’en est débarrassé. Quant à la jeune femme, elle a juré tout ignorer de ces faits, sans toutefois expliquer sa présence dans la voiture.
Cités à la barre de la cour d’appel, les mis en cause n’ont pas changé de déclaration, déchargeant G.Kh. K.M., a indiqué qu’il exerçait comme chauffeur V.T.C et qu’il avait pris avec lui les autres personnes, une précision que la jeune femme a corroborée. Mais ces déclarations n’ont pas convaincu le président de l’audience.
De ce fait, le parquet a requis une aggravation de la peine. Pour sa part, la défense a plaidé la non-culpabilité de ses mandants, chargeant ainsi le prévenu se trouvant en fuite.
Zemmouri L.

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