Elle promettait des logements à ses victimes: Cinq ans de prison pour fausse écriture

Le tribunal criminel de première instance de la cour d’Oran a condamné, jeudi dernier, B.R., à cinq ans de prison pour fausse écriture sur document administratif et financier. Son époux, H.M., devant répondre des mêmes chefs d’inculpations, a été acquitté. B.L., quant à elle, a été condamnée à 20 ans de réclusion par contumace.
Selon les faits qui remontent au 13 mars 2022, une femme a déposé plainte contre B.R., en indiquant que six mois auparavant, cette dernière lui a promis de l’aider à bénéficier d’un logement par crédit après avoir versé 10% du prix de l’appartement, à travers la formule du crédit islamique. Mise en confiance, la victime lui a versé 80 millions de centimes en deux tranches sans passer par un notaire. En contrepartie, B.R., lui a fait visiter son prétendu appartement en lui remettant des reçus de versements. Mais très vite, elle s’est rendu compte de l’arnaque après avoir été contactée par une autre femme prétendant avoir été escroquée par B.R. L’enquête a déterminé que les documents remis aux victimes sont des faux après que le directeur de la banque de la BNA d’Arzew a expliqué aux enquêteurs que le cachet des documents portant sur le crédit islamique a été falsifié, et sa signature imitée.
Arrêtée, la prévenue a indiqué qu’en 2021, les deux victimes, des connaissances à son mari, avaient sollicité son aide pour acquérir des logements en ayant recours au crédit islamique. A cet effet, elle a contacté B.L., du fait que cette dernière a déjà travaillé avec des prometteurs. B.R., a ajouté qu’elle a commencé par lui expliquer toutes les démarches à entreprendre, lui précisant que les acquéreurs de logements doivent verser 10% du prix initiale des logements.
C’est ainsi, selon toujours son témoignage, qu’elle est devenu le trait d’union entre les deux victimes et B.L., encaissant l’argent et remettant des documents comme étant des actes préliminaires des appartements sans pour autant qu’elles n’apparaissent sur scène. Affirmant que c’est elle même qui a accompagné les victimes à Oran pour inspecter le projet.
Entendu à son tour, H.M., a indiqué que l’idée d’aider les deux victimes est de son épouse et qu’il n’est au courant de rien.
A la barre du tribunal criminel, B.R., a tenté de se défendre en chargeant sa complice se trouvant en fuite. Son mari a nié toutes les accusations portées à son encontre. Le représentant du ministère public a requis 20 ans de réclusion contre les mis en cause.
Zemmouri. L
