Eloge des Non-Alignés: Un signal de la crédibilité diplomatique

Rachid Allouche, spécialiste en stratégie internationale, a estimé dimanche que la reconnaissance accordée au président de la République, Abdelmadjid Tebboune, par le Mouvement des Non-Alignés (MNA) pour son rôle de défense des causes justes et de promotion de la coopération africaine est un signe fort de la crédibilité de la vision algérienne.
Invité de la Radio algérienne internationale, M. Allouch a noté que dans son communiqué final, adopté à l’issue de la 19ᵉ réunion ministérielle tenue les 15 et 16 octobre à Kampala (Ouganda), le Mouvement a salué l’initiative algérienne, ce qui témoigne, selon lui, de la confiance qu’inspire l’Algérie sur la scène internationale.
Il a souligné que le président Tebboune, investi comme coordinateur de l’Union africaine dans la lutte contre le terrorisme, incarne un rôle d’influence qui dépasse le cadre national : « cela reflète la place de l’Algérie au Conseil de sécurité des Nations unies et sa défense constante des intérêts du continent », a-t-il commenté.
M. Allouche a également insisté sur l’importance du leadership algérien dans le mécanisme africain d’« évaluation par les pairs » (African Peer Review Mechanism, APRM), qui, selon lui, illustre l’engagement du pays en faveur de la bonne gouvernance – un pilier de développement et de stabilité pour l’Afrique.
Par contre, il a mis en garde contre le risque d’essoufflement du Mouvement si celui-ci n’adopte pas un renouvellement fondé sur ses principes historiques : lutte contre le colonialisme, soutien aux peuples, diplomatie plurielle, réforme du système économique mondial. Allouche a plaidé pour une revitalisation du MNA, en phase avec les mutations géopolitiques actuelles.
Sur le plan symbolique, il a salué la proposition du Président Tebboune d’instituer une journée africaine pour honorer les martyrs de la colonisation, ainsi que l’organisation d’un colloque international sur les crimes coloniaux en lien avec la Commission de l’Union africaine : « ce sont des initiatives fortes pour redynamiser l’identité et la mission du Mouvement », a-t-il affirmé.
Concernant la crise malienne, M. Allouche a déclaré que l’Algérie privilégie la retenue face aux accusations formulées par la junte, les qualifiant de « discours instrumentalisés » : selon lui, Bamako « sert des agendas externes au détriment de la crédibilité de son propre leadership ». Il a rappelé que l’Algérie continue de voir l’Accord d’Alger comme la base incontournable de toute stabilité future.
Enfin, sur le dossier du Sahara occidental, il a réaffirmé que la question reste une affaire de décolonisation incontournable, inscrite à l’agenda de la 4ᵉ Commission de l’ONU, et que la reconnaissance du « caractère non résolu » de cette situation est « une victoire du droit international autant que du peuple sahraoui ». Il a conclu : « Le peuple sahraoui doit garder la main sur son destin, avec ou sans médiation internationale. »
M. Salah

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