Expertise de l’élite de la diaspora : « Le processus du développement nécessite d’en tirer profit »

Le président de la République a indiqué que la création du Haut conseil de la communauté scientifique nationale à l’étranger était « une ancienne idée qui a été concrétisée dans le but d’adapter l’économie nationale et le processus de développement national à l’évolution que connaît la recherche scientifique dans le monde », soulignant que « le processus de développement en Algérie a atteint un niveau qui nécessite de tirer profit de l’expertise de son élite et de ses compétences scientifiques établies à l’étranger ».

La réalité démontre en effet, explique le président de la République, que les compétences qui ont laissé leur empreinte dans différents domaines de la recherche scientifique et contribué à résoudre les problèmes économiques à l’échelle mondiale, sont des Algériens, et que c’est donc, par conséquent, à l’Algérie d’en tirer profit prioritairement.
Le président de la République citera, pour étayer son propos, quelques exemples d’experts algériens qui ont marqué significativement le développement et la recherche scientifique dans plusieurs pays développés. En premier lieu, il est question du professeur Elias Zerhouni, celui qui a occupé le poste de directeur des National institutes of health (NIH) aux Etats-Unis. Il est ainsi devenu la première personnalité non américaine à diriger cette institution scientifique, la plus grande au monde. Il y aussi le professeur Noureddine Melikchi, physicien atomique à l’Agence spatiale américaine (NASA) et membre de Mars science laboratory (MSL), mais encore le professeur Yasmine Belkaid, qui figure parmi les éminents spécialistes mondiaux de l’immunologie et occupe le poste de directrice générale de l’Institut Pasteur de Paris.
Il n’est pas sans rappeler, à ce propos, que ces compétences représentant « l’élite de l’élite algérienne de la diaspora » ont rencontré le président de la République la semaine dernière au siège de la Présidence de la République, animées qu’elles étaient, dira le président, « d’une forte volonté de participer au développement du pays et de s’acquitter de leur devoir envers la patrie, tous étant des diplômés d’universités algériennes ayant atteint les plus hauts niveaux possibles à l’étranger ». Dans cette optique, Abdelmajid Tebboune réaffirmera que « l’Algérie est entrée aujourd’hui dans une phase de développement qui nécessite des apports de l’étranger, et ces apports ne sauraient être réalisés que par des compétences algériennes », de même qu’il précisera que l’élite résidant à l’étranger « travaillera avec des chercheurs locaux et avec les responsables des secteurs qui nécessitent de nouvelles mesures en phase avec le niveau mondial atteint par ces domaines », à l’instar du dessalement de l’eau de mer, de l’agriculture, des mines, du pétrole et des hydrocarbures, de l’énergie solaire, de la recherche scientifique, de l’industrie toutes branches confondues, et même de la recherche spatiale, indiquant que les contributions de ces savants « seront d’un grand bénéfice pour l’Algérie ».
« L’Algérie n’a aujourd’hui aucun complexe à tirer profit de l’expertise de ses enfants et de tous ceux qui ont atteint un haut degré de savoir à l’étranger », a soutenu le président de la République, soulignant que « le développement dans le pays s’est totalement affranchi de toute forme d’idéologie et de la pensée étriquée, car tous les enfants de l’Algérie sont ses enfants, quelles que soient leurs orientations ». Et d’ajouter que le Haut conseil de la communauté scientifique nationale à l’étranger « s’est auto-structuré », et ses portes restent ouvertes à l’ensemble des compétences algériennes établies à l’étranger.
Salima G.

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