L’affaire est renvoyée en appel : Un avortement clandestin tourne au drame
Une affaire dramatique secoue l’opinion publique et la justice : celle de la jeune Ikram, décédée à la suite d’un avortement clandestin. Le dossier, déjà jugé en première instance, a été renvoyé devant le tribunal criminel d’appel après un double appel interjeté, mettant en cause un infirmier de 60 ans, le fiancé de la victime ainsi qu’une amie proche de la défunte.
Tout remonte au 6 juin, date à laquelle un rapport de décès a été établi par le service des urgences de l’EHU. Ikram, admise dans un état critique 24 heures auparavant, n’a pas survécu malgré les tentatives médicales. Les premières constatations ont révélé une hémorragie sévère consécutive à un avortement provoqué. Alertés, les services de police ont ouvert une enquête.
Rapidement, les investigations ont mis au jour les circonstances entourant ce drame. La victime, fiancée et mariée religieusement à son compagnon, était tombée enceinte. Selon les déclarations de ce dernier, elle aurait exprimé sa crainte face aux commérages et au jugement social, préférant mettre un terme à sa grossesse.
Pour procéder à cet avortement, un appartement situé dans le quartier d’El Akid aurait été loué. C’est là qu’intervient l’amie de la victime, N. Hadjira. Connaissant l’infirmier mis en cause, elle aurait facilité son intervention en le mettant en contact avec Ikram, tout en affirmant par la suite ignorer ce qui allait se passer réellement.
L’infirmier, âgé de 60 ans, aurait administré une perfusion et un médicament destiné à provoquer l’avortement. Mais très vite, l’état de santé d’Ikram s’est gravement détérioré. Devant l’urgence, il aurait alors demandé au fiancé de procéder à son évacuation vers l’hôpital. Celle-ci, effectuée trop tardivement, n’a pas permis de sauver la jeune femme qui avait perdu une quantité importante de sang. Le fiancé, l’amie et l’infirmier sont désormais au cœur d’un procès qui devra déterminer leurs responsabilités respectives dans cette tragédie.
Zemmouri L.
