Exportation agricole: L’opportunité de la 23e SIPSA-Filaha
La 23e édition du Salon international de l’agriculture, de l’élevage et de l’agro-industrie (SIPSA-Filaha) a ouvert ses portes ce lundi à Alger, en présence de plusieurs membres du gouvernement et de délégations étrangères. Un événement majeur qui se tiendra jusqu’au 29 mai et qui se veut une plateforme stratégique d’échange d’expertises et de développement de partenariats en matière d’agriculture et d’exportation.
Le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Youcef Cherfa, a souligné lors de l’ouverture que ce rendez-vous intervient dans un contexte marqué par une dynamique « sans précédent » dans le secteur agricole, fruit des réformes engagées ces quatre dernières années.
Plus de 800 entreprises issues de 40 pays participent à cette édition, réparties sur une superficie de plus de 35.000 m². Des stands variés sont consacrés à la production agricole, l’élevage, l’aquaculture, l’agro-industrie et l’exportation, avec un focus particulier sur les marchés africains à travers l’exposition spéciale Africa Food, en lien avec la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF).
La cérémonie d’ouverture a rassemblé plusieurs officiels algériens, dont les ministres du Commerce, de l’Économie de la connaissance et des Affaires africaines, aux côtés de leurs homologues venus de Mauritanie, du Cameroun, d’Italie, du Zimbabwe et d’Oman.
Cette 23e édition met en lumière les filières stratégiques soutenues par l’État, telles que l’agriculture saharienne, la production de semences de pommes de terre, la filière dattes, l’oléiculture, la tomate industrielle ou encore l’aquaculture. Des secteurs jugés essentiels pour assurer la sécurité alimentaire, booster les exportations et réduire la facture des importations.
Le ministre Youcef Cherfa a également insisté sur l’importance de l’innovation, citant le concours africain des startups agricoles Filaha Innov comme levier de transformation du secteur. Un point appuyé par son collègue de l’Économie de la connaissance, Noureddine Ouadah, qui a mis en avant le rôle des startups dans l’optimisation des ressources hydriques et l’amélioration des rendements.
Le président du salon, Amine Bensemmane, a mis en exergue les mutations du secteur agricole, notamment dans les régions du Sud, visant à répondre aux besoins nationaux en blé, lait, huile et sucre. Il a aussi alerté sur les défis persistants liés à la santé animale et végétale.
Les visiteurs ont également découvert des projets structurants, comme celui de production de lait en poudre mené par la société qatarie Baladna en partenariat avec le Fonds national d’investissement (FNI).
Ch.G
