Il l’a soupçonnée d’adultère : Sept ans pour avoir tenté de tuer sa femme

Le tribunal criminel de première instance d’Oran a condamné M. Hamid, 34 ans, à sept ans de réclusion pour tentative d’homicide volontaire sur la personne de son épouse.
Les faits de cette affaire remontent à mai 2023 lorsque Hamid et son épouse Ikram, qui résident dans la ville de Mostaganem, se rendent à Oran pour une petite virée. C’est en tout cas ce que l’épouse avait compris quand son mari lui avait proposé de passer la journée dans la capitale de l’Ouest. Mais, l’homme était manifestement animé par d’autres intentions, comme le révèleront ses actes plus tard. Soupçonnant sa femme de le tromper, il voulait se venger d’elle de la plus radicale des manières : en la tuant à l’aide d’un couteau qu’il avait pris soin de glisser dans sa poche.
C’est ainsi qu’après avoir flâné à travers plusieurs quartiers de la ville, le couple se retrouve à la cité Bel-Air. Hamid jette son dévolu sur un endroit discret, à l’abri des regards, et y guide sa femme. Brusquement, il sort son arme et lui assène plusieurs coups de couteau avant de prendre la fuite. Les cris de la jeune femme attirent l’attention de passants qui accourent pour lui porter secours. Ils l’évacuent rapidement aux urgences de l’EHU d’Oran où elle sera directement admise au bloc opératoire. La rapidité de l’intervention des citoyens et la diligence du corps médical sauveront la vie de la blessée dont les régions vitales du corps n’ont, heureusement, pas été touchées.
A son réveil, Ikram portera plainte auprès de la police et racontera comment son mari a tenté de la tuer avec une arme blanche. Le mari sera rapidement appréhendé et déféré devant la justice pour tentative de meurtre avec préméditation.
Confronté aux accusations de son épouse, Hamid reconnaîtra les faits mais rejettera la préméditation. Il dira avoir agi sous le coup de la colère provoquée par le sentiment d’humiliation d’avoir été trompé par sa femme.
A la barre du tribunal criminel, il maintiendra ses dires tout en tentant de justifier son acte par l’adultère de son épouse. Bien qu’il ne puisse pas apporter la moindre preuve quant à la trahison supposée de sa femme, il affirmera en être convaincu. Il dira avoir acquis la certitude qu’elle le trompait, un jour il l’avait surprise au téléphone avec une attitude qui lui avait paru équivoque. Suspicieux, il avait interrogé Ikram, l’avait accusée et celle-ci n’avait même pas nié, selon lui. C’est pour cela que la trahison de sa femme ne faisait plus aucun doute dans son esprit. Mais, insistera-t-il encore, il n’a pas prémédité de tuer sa femme infidèle.
Dans son réquisitoire, le ministère public insistera justement sur l’élément de la préméditation en donnant comme preuve le fait que le mis en cause portait un couteau sur lui : «L’accusé avait bien l’intention de tuer sa femme», affirmera-t-il en requérant la prison à perpétuité.
Quant à la défense, elle plaidera simplement les circonstances atténuantes pour un jeune homme convaincu que sa femme l’avait trahi mais qui, en revanche, n’avait pas planifié un meurtre comme le prétend l’accusation.
Zemmouri L.

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