Ils ont importé de l’Espagne 251.623 comprimés d’ecstasy : De 15 à 20 ans pour les principaux accusés
Le tribunal criminel d’Oran a récemment condamné trois personnes à la prison pour détention, transport et stockage de psychotropes dans le cadre d’un réseau criminel organisé, ainsi que de blanchiment d’argent et détention de faux billets de banque. F. Sofiane et K. Mohamed ont écopé de 15 ans de réclusion criminelle, alors que le troisième accusé, S. Amine, a été condamné à 20 ans.
L’affaire a éclaté en juin 2024 à la suite d’informations parvenues aux services de lutte contre le trafic de stupéfiants selon lesquelles une certaine Kh. Souad, dite « Soussou », devait recevoir une importante quantité de psychotropes. L’enquête ouverte a permis de localiser les deux domiciles de cette femme, l’un à Maraval et l’autre à Choupôt. Elle a ensuite été repérée à bord d’une Peugeot 208 en compagnie de son concubin, Z. S. Walid.
Le 30 juin, les enquêteurs ont procédé à l’arrestation de S. Amine à bord d’une Renault Scénic, qui venait d’Almeria, à la sortie du port de Ghazaouet. Le passage au scanner a révélé des caches aménagées sous les sièges du véhicule. La fouille a permis la saisie de 251.623 comprimés d’ecstasy, pour un poids dépassant les 100 kg. Confronté à cette découverte, le mis en cause est passé aux aveux, affirmant que les caches avaient été aménagées par un certain A. Nour El Islam, dit « Karim ». Il a ajouté que le véhicule avait été conduit de France jusqu’en Espagne par B. M. Rayane, impliqué selon lui dans la contrebande de cigarettes avec deux autres individus, A. Nour El Islam et L. Abdelkader.
Egalement interpellé, F. Sofiane a cité Kh. Souad et son concubin comme principaux complices, affirmant qu’ils supervisaient l’opération initiée depuis la France. Il a expliqué qu’un mot de passe avait été convenu entre les trafiquants pour réceptionner et acheminer la cargaison. Il a également précisé que K. Mohamed surnommé « Sarraf » avait l’habitude de convertir les devises en dinars pour le compte des accusés en fuite, notamment B. M. Rayane résidant en France. Lors de la dernière transaction, il lui aurait préparé la somme de 8 millions de dinars. Des faux billets de 1.000 et 2.000 dinars ont d’ailleurs été saisis dans son kiosque.
A la barre, S. Amine a soutenu avoir été victime des prévenus établis en France. Selon lui, ils lui auraient demandé de faire entrer en Algérie une importante somme en devises – un million d’euros – en contrepartie de 10.000 euros. Cette somme devait, toujours selon lui, servir à financer l’ouverture d’une société où seraient employés des proches des émigrés. Il a affirmé avoir été surpris par la découverte de la drogue. Le second accusé a nié toute implication, tandis que K. Mohamed a reconnu échanger des devises, tout en affirmant ignorer l’existence du réseau.
Le représentant du ministère public a requis la perpétuité contre les mis en cause.
Zemmouri. L
