Condamné à 18 mois de prison pour sorcellerie : Le parquet réclame l’aggravation de la peine en appel

Condamné en première instance à 18 mois de prison ferme, un homme accusé de sorcellerie a été jugé par la cour d’appel d’Oran. Lors des débats, le procureur a demandé une aggravation de la peine initiale.

Les faits se sont produits à la fin de l’année passée dans la localité de Sidi El Bachir, où les services de sécurité ont reçu des informations concernant un homme pratiquant la sorcellerie. Selon ces informations, le suspect utilisait sa maison comme lieu de ses pratiques occultes. Une enquête a été ouverte à la suite de ces renseignements. Les autorités ont ensuite décidé de mener une perquisition à son domicile.
Cette opération a permis de saisir plusieurs objets liés à la sorcellerie et à la magie noire dont de vieux exemplaires du Coran, des chapelets, des colliers sataniques, une statue pharaonique, de la drogue, de l’encens, ainsi qu’un jeu de clés et de cadenas. Des talismans ont également été découverts, dont un sceau en forme de cercle avec une étoile à six branches à l’intérieur, ainsi qu’une image représentant une vache à un seul œil. Par ailleurs, une recherche électronique sur le téléphone du suspect a révélé des messages liés à la magie, ainsi qu’un livre sur les pratiques occultes.
Lors de l’instruction, le suspect a tenté de se disculper en affirmant qu’il venait en aide aux personnes malades ou victimes de sorcellerie.
A la barre du tribunal d’appel, l’accusé a nié toute implication dans ces pratiques, précisant qu’il exerce comme mécanicien depuis trente ans et qu’il se rendait parfois dans le désert, si nécessaire. Concernant les objets trouvés chez lui, il a expliqué qu’ils étaient utilisés pour traiter sa belle-sœur, malade d’un cancer, qu’il hébergeait depuis plusieurs mois. Il a également affirmé pratiquer la «roqya» pour la soigner et la soulager.
Dans un dernier effort pour se disculper, l’accusé a accusé sa fille, étudiante, affirmant que certains des objets lui appartenaient.
Zemmouri L.

 

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