Laboratoire LGMC de l’USTO: Cap sur le contrôle des produits

Détection des agents pathogènes, identification et quantification des acides nucléiques, analyses génétiques : le Laboratoire de génétique moléculaire et cellulaire (LGMC) de l’Université des sciences et de la technologie d’Oran Mohamed-Boudiaf dispose d’une plateforme technique capable de répondre à des besoins pointus en matière d’analyses moléculaires.
Ses capacités pourraient notamment être mises à contribution dans le cadre du renforcement du contrôle des produits au niveau des ports et des aéroports. Cette orientation intervient à la suite d’une correspondance de la Direction générale de la recherche scientifique et du développement technologique portant sur la création de laboratoires chargés du suivi et du contrôle des produits transitant par les différents points d’entrée du pays.
Elle fait également suite à une correspondance du ministère du Commerce intérieur et de la Régulation du marché national datée du 12 août 2026. Au cœur des capacités du LGMC figure un système de PCR en temps réel, acquis en 2018 grâce au budget du Fonds national de la recherche scientifique et du développement technologique consacré aux équipements.
De marque Analytik Jena, le modèle qTOWER3 dispose de 96 puits et permet de détecter et de quantifier avec précision les acides nucléiques. Cet équipement offre plusieurs possibilités d’analyse, allant de la quantification relative et absolue à l’étude de l’expression des gènes, au génotypage et à l’analyse des polymorphismes nucléotidiques.
Il permet également de détecter et de quantifier différents agents pathogènes et virus, ainsi que de réaliser des analyses de courbes de fusion.

Une expertise déjà éprouvée

Le potentiel de cette plateforme ne repose pas uniquement sur ses équipements. Le laboratoire dispose également d’une expérience acquise à travers plusieurs années de recherche en biologie moléculaire. Son système de PCR en temps réel a notamment été mobilisé pour la détection du SARS-CoV-2 par la technique RT-qPCR.
La plateforme a également participé à l’évaluation et à la validation de différents tests commerciaux destinés à la détection de ce virus, confirmant ainsi sa capacité à prendre en charge des analyses nécessitant un haut niveau de sensibilité et de précision.
Le LGMC a par ailleurs été impliqué dans de nombreux travaux scientifiques, notamment dans le cadre de recherches doctorales et de thèses, ainsi que dans la production de publications scientifiques.
Il constitue aujourd’hui une structure polyvalente dédiée aux analyses moléculaires et à la détection spécifique et quantitative des acides nucléiques. C’est dans le contexte de cette nouvelle perspective de mobilisation des capacités scientifiques que le recteur de l’USTO-MB, le professeur émérite Hamou Ahmed, se trouvait en fin de semaine au laboratoire afin de prendre connaissance de ses équipements et de ses potentialités. La mise à contribution de ce type de plateformes universitaires pourrait ainsi favoriser le rapprochement entre recherche scientifique, expertise technologique et contrôle des produits, en offrant aux structures concernées des moyens d’analyse capables de répondre à des problématiques nécessitant des résultats fiables et rapides.
Fayçal A.

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