Lutte contre la désertification: L’exemple algérien présenté à Oulan-Bator
Sept millions d’habitants répartis sur 13 wilayas des Hauts Plateaux vivent aujourd’hui à l’ombre du Barrage vert, le programme algérien de reboisement devenu la principale vitrine nationale présentée cette semaine devant la communauté internationale réunie en Mongolie.
Le directeur général des forêts, Djamel Touahria, a en effet pris part, du 24 au 26 août, aux travaux de la dix-septième session de la Conférence des Parties à la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (COP17), qui se tient à Oulan-Bator, la capitale mongole, a indiqué mercredi un communiqué de la Direction générale des forêts.
Lors d’une session de haut niveau, en présence d’un représentant du ministère des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, M. Touahria est intervenu sur le thème des mécanismes de financement innovants au service de terres saines et résilientes face à la sécheresse.
Le responsable a affirmé que l’Algérie avait fait de l’investissement dans les terres et les ressources hydriques une priorité nationale durable, citant à ce titre le projet du Barrage vert, relancé par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, avec des dimensions environnementales, économiques et sociales élargies. Ce chantier de reboisement, qui court sur près de 4,7 millions d’hectares à travers les wilayas de M’Sila, Laghouat, El Bayadh, Médéa, Sétif, Djelfa, Batna, Bouira, Tébessa, Khenchela, Biskra, Bordj Bou Arréridj et Naâma, avait été relancé par ordre présidentiel en octobre 2020, avec la mise en place d’une instance de coordination associant 15 ministères, 11 établissements publics et trois organisations. M. Touahria l’a présenté comme un modèle à suivre en matière de mobilisation de ressources financières pour la réhabilitation des terres et la lutte contre la désertification.
Le directeur général des forêts a par ailleurs plaidé pour que le dossier du financement de la lutte contre la désertification, la dégradation des terres et la sécheresse à travers le monde soit traité comme une priorité face au fossé de financement mondial, insistant sur la nécessité de développer des mécanismes de financement plus efficaces et plus flexibles au service des objectifs de la Convention.
Pour rappel, la COP17, qui réunit cette année quelque 197 pays et organisations internationales à Oulan-Bator sous le slogan « Restaurer la terre, restaurer l’espoir », constitue l’un des rendez-vous majeurs de l’agenda environnemental international de l’année.
T. Feriel
