Réseau de falsification de cartes grises : 1 à 6 ans de prison contre les accusés

Poursuivis pour association de malfaiteurs, faux et usage de faux, falsification de documents administratifs et contrefaçon de sceaux de l’État, trois individus ont comparu devant la chambre pénale de la Cour d’Oran. D’autres accusés, devant répondre d’abus de fonction, ont également comparu devant la même instance. Au total, 15 des 18 mis en cause ont été jugés. À l’issue des délibérations, des peines allant d’un à six ans de prison ferme ont été prononcées, alors que le tribunal de première instance avait initialement retenu des peines de 3 à 10 ans de prison ferme.
L’affaire avait éclaté à la suite d’informations parvenues à la brigade de lutte contre le crime organisé, signalant l’existence de véhicules de luxe circulant avec des faux documents de base. Les soupçons se sont portés sur B. Houari, alors détenu en établissement pénitentiaire, propriétaire d’une Peugeot 3008 et d’une Mercedes de dernière génération. Selon les mêmes éléments, son frère, B. Khaled, se chargeait de dissimuler ces voitures dans des garages aux quartiers Maraval et Les Amandiers.
Le 20 août 2025, les localisations exactes ayant été établies par l’enquête, les forces de l’ordre sont passées à l’action. B. Khaled a été interpellé à bord d’une Seat León, et la perquisition du garage de Maraval a permis de saisir la Peugeot 3008, enregistrée au nom d’un tiers (A. I. A.).
Les investigations ont ensuite mené jusqu’au cerveau présumé du réseau, un certain B.A, arrêté à son domicile situé à Sidi El Bachir. Interpellé au volant d’une Volkswagen Polo dont la carte grise était falsifiée, il a également été trouvé en possession de nombreux documents automobiles contrefaits. Lors de ses premiers interrogatoires, il avait reconnu être actif dans ce trafic depuis plus de dix ans, opérant avec des complices établis dans plusieurs wilayas et à l’étranger. Le réseau acheminait en Algérie des véhicules de luxe détournés ou volés hors des frontières, leur fabriquait de fausses pièces administratives, puis les revendait à des prix très élevés.
Devant la cour d’appel, la tournure des débats a changé : les prévenus ont tous nié les faits, soutenant que le principal accusé les avait impliqués à tort. B.A est lui-même revenu sur ses déclarations initiales.
Zemmouri. L

 

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