Risques climatiques : L’Algérie lance une plateforme d’alerte
Le ministère de l’Environnement et de la Qualité de la vie, en coordination avec le Haut‑commissariat à la numérisation (HCN), travaille à la mise en place d’une plateforme numérique nationale d’alerte précoce et de surveillance des changements climatiques. Ce système, fondé sur des données actualisées issues de plusieurs secteurs, doit permettre de prévoir les phénomènes climatiques et d’anticiper leurs impacts, a indiqué jeudi à Alger la ministre Kaouter Krikou.
Lors d’une journée de formation consacrée aux défis climatiques, Mme Krikou a souligné que ce projet intervient dans un contexte méditerranéen marqué par l’aggravation des effets du réchauffement, d’où la nécessité de mobiliser l’ensemble des acteurs nationaux et internationaux. Selon les explications fournies, la plateforme en cours de développement vise à renforcer les capacités de surveillance et de prévision, en passant d’une logique de réaction post‑catastrophe à une approche fondée sur l’anticipation et la prévention.
Le système collectera et traitera les données climatiques et environnementales afin de fournir une vision précise des risques, classer les alertes selon leur gravité et les transmettre aux autorités compétentes pour permettre des mesures rapides et adaptées. La ministre a rappelé les efforts déjà engagés par l’Algérie à travers le Plan national d’adaptation, la transition vers une économie verte et bas‑carbone, ainsi que le renforcement du financement et du transfert de technologies.
La rencontre a également mis en avant le rôle des corps de sécurité dans la protection des ressources naturelles et la lutte contre la criminalité environnementale. La coordonnatrice résidente des Nations unies en Algérie, Savina Claudia Ammassari, a salué l’engagement du pays, notamment dans le dessalement de l’eau de mer et le développement de solutions innovantes par les start‑up. Le président de l’Autorité de l’environnement du Sultanat d’Oman, Abdullah Bin Ali Al Amri, a présenté l’expérience de son pays, fondée sur la gouvernance des financements et la création de la plateforme numérique « Manakh ».
Les travaux ont été clôturés par des recommandations axées sur le renforcement des capacités d’adaptation et de résilience, l’accélération de la transition vers une économie verte et la mise en place d’un système national d’alerte précoce et de prévention des risques climatiques.
Ch.G
