Rentrée scolaire 2026-2027 : Tebboune veut protéger l’école du politique

Les élèves algériens ne retrouveront finalement le chemin de l’école que le 21 septembre, avec quinze jours de décalage par rapport au calendrier initialement annoncé fin juillet. C’est dans ce contexte de réaménagement de dernière minute que le président Abdelmadjid Tebboune a consacré, dimanche en Conseil des ministres, un volet substantiel aux préparatifs de la rentrée scolaire 2026-2027, avec des instructions portant moins sur le calendrier que sur l’esprit dans lequel doit se dérouler l’année à venir.

Le chef de l’État a demandé au ministre du secteur de veiller à une meilleure exploitation des acquis récemment engrangés par l’éducation nationale, dans le cadre d’une gestion méthodique et étudiée, seule à même de garantir la qualité et la performance attendues. Il a également insisté sur la nécessité d’un investissement judicieux dans les ressources humaines du secteur, qu’il a présenté comme considérables et riches d’une expérience accumulée depuis l’indépendance.
Deux instructions plus politiques ont marqué cette séquence. Le président a ordonné de tenir l’école à l’écart de tout courant idéologique et de tout conflit politique stérile, afin que les débats internes au secteur demeurent strictement pédagogiques. Il a en outre demandé de s’abstenir de tout tapage médiatique autour d’éventuels changements dans l’éducation, chaque proposition de réforme devant être exclusivement débattue en Conseil des ministres avant toute communication publique.
Sur le terrain, le nouveau calendrier scolaire prévoit une reprise échelonnée en trois temps : les personnels administratifs, directeurs, intendants et surveillants, ont rouvert les établissements dès le dimanche 6 septembre, les enseignants effectuent leur pré-rentrée le dimanche 13 septembre, tandis que les élèves de tous cycles regagnent leurs classes le lundi 21 septembre. Ce report de deux semaines, déjà réclamé par certains élus invoquant les températures caniculaires persistant début septembre dans les wilayas du Sud, n’a pas été accompagné de changements dans l’organisation pédagogique : le ministre de l’Éducation nationale a confirmé que le tronc commun au lycée est maintenu et que l’organisation du baccalauréat ne connaît aucune modification pour la session 2027. La réforme des enseignements portera en revanche sur l’introduction de l’anglais dès la troisième année du primaire et sur un renforcement de l’informatique dans les filières scientifiques de terminale.
T. Feriel

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