Réforme du système multipartite des Nations Unies: Le plaidoyer d’Alger

Lors de la séance de briefing sur l’amélioration de la gouvernance mondiale tenue mardi dernier à New York, la secrétaire d’État aux Affaires africaines, Bakhta Selma Mansouri, a souligné l’urgente nécessité d’une réforme globale, juste et équilibrée du système multipartite de l’ONU.
Elle a indiqué, à ce propos, que cet impératif doit être abordé dans un contexte international complexe, marqué par une escalade des tensions géopolitiques et des crises variées : des conflits armés aux catastrophes humanitaires, en passant par les enjeux économiques et le fléau du terrorisme.
Mme Mansouri a mis en lumière les défis croissants auxquels fait face le système des Nations Unies, exacerbés par une violation persistante du droit international et de la Charte de l’ONU. « […] L’Algérie est profondément convaincue que l’attachement au système multipartite est la meilleure voie pour faire face à ces défis communs, » a-t-elle affirmé. Cependant, elle a précisé que ce système traverse une crise marquée par un manque de confiance et la polarisation internationale.
Soulignant les lacunes de représentation, l’Algérie a exprimé la nécessité de réformer la composition du Conseil de sécurité, notamment en garantissant une représentation plus équilibrée de l’Afrique. Mme Mansouri a souligné que l’Afrique, représentant plus d’un quart des membres de l’ONU, demeure exclue d’une représentation permanente au sein du Conseil, une injustice historique qu’il convient de réparer. L’Algérie propose, en outre, d’élargir les prérogatives de l’Assemblée générale des Nations Unies, afin d’en faire un acteur central dans le traitement des grandes questions internationales, renforçant ainsi la démocratie au sein de l’organisation mondiale. Elle a également salué le rôle clé de la Cour Internationale de Justice, appelant à son engagement face aux injustices, particulièrement en ce qui concerne les populations palestiniennes.
L’Algérie a également rappelé sa propre initiative au sein du Conseil de sécurité, ayant permis l’actualisation de la note 507 pour garantir une consultation plus équitable des documents du Conseil entre ses membres permanents et élus. Ce geste est un exemple du potentiel de consensus lorsque les protagonistes œuvrent dans un esprit de coopération constructive.
Enfin, Mme Mansouri a insisté sur la nécessité d’établir une coopération renforcée entre l’ONU et les organisations régionales, en particulier l’Union Africaine, pour une gestion rapide et efficace des crises peu couvertes par le système actuel. Elle a également évoqué la nécessité de réviser le système de sanctions de l’ONU avec un accent sur la prévention.
Ch.G

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