Tentative d’homicide: 2 ans de prison pour le beau-fils

Le tribunal criminel d’appel près la cour d’Oran a rendu son verdict dans l’affaire de K. Mohamed, poursuivi pour tentative d’homicide volontaire. Condamné en première instance à dix ans de réclusion criminelle, le jeune homme a vu sa sentence allégée en appel, écopant finalement de deux ans de prison ferme.
Les faits se sont déroulés le 18 mai 2024 dans la commune de Gdyel. Alors qu’il se trouvait en pleine période de préparation des épreuves du baccalauréat, le mis en cause, âgé d’une vingtaine d’années, est rentré dans sa chambre à coucher. C’est en inspectant les lieux avec son frère qu’il a découvert un sachet noir suspect. À l’intérieur se trouvaient un cadenas et plusieurs amulettes s’apparentant à des rituels de sorcellerie. Persuadé que personne d’autre que sa belle-mère ne pénétrait dans sa chambre, le jeune homme a immédiatement soupçonné cette dernière d’avoir orchestré cette mise en scène pour lui nuire.
Tentant dans un premier temps de contenir son ressentiment, le jeune homme s’est rendu dans la cuisine afin de demander à sa belle-mère de lui préparer un café. L’ambiance était lourde de suspicions et a rapidement basculé lorsque la victime, face à l’animosité palpable de son beau-fils, lui a répliqué sur un ton provocateur d’aller solliciter sa propre mère, ajoutant de manière cinglante : «Puisque je suis une sorcière d’après tes dires ».
Cette réflexion a déclenché une colère noire chez le candidat au baccalauréat. Saisissant un couteau de cuisine, il s’est rué sur sa belle-mère, lui portant pas moins de quatorze coups d’une rare violence, la touchant à diverses parties du corps. Ce n’est qu’après avoir repris ses esprits que l’agresseur a pris la fuite, abandonnant la victime ensanglantée sur le sol de la cuisine.
Alertés par ses cris de détresse, les voisins se sont précipités sur les lieux pour lui porter secours. Transférée d’urgence vers la structure hospitalière la plus proche, elle a dû subir plusieurs interventions chirurgicales lourdes. Le rapport médical versé au dossier atteste de la gravité des blessures.
Devant le tribunal criminel d’appel, la victime — mariée au père de l’accusé depuis plus de dix ans — a réfuté toute maltraitance envers son beau-fils et a déclaré ignorer la provenance du sachet trouvé dans la chambre. Appelé à témoigner, le père de famille a indiqué qu’il était absent du domicile le jour du drame.
Cité à la barre, l’accusé a reconnu la matérialité des faits mais a nié toute intention de donner la mort: « Je n’ai jamais songé à la tuer, j’étais hors de moi », a-t-il argué pour justifier son emportement.
Zemmouri L.

 

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