Tribunal criminel de première instance: 7 ans de réclusion pour trafic de drogue

16Ce jeudi le Tribunal criminel de première instance de la Cour d’Oran a condamné les trois prévenus S.A, M.A., et K.A., à 7 ans de réclusion criminelle. Par ailleurs la perpétuité par contumace, assortie d’un mandat d’arrêt, a été prononcée contre trois autres mis en cause se trouvant en fuite, dont M.A, qui selon l’enquête serait le fournisseur du réseau.
Le 14 septembre 2022, des informations parviennent aux policiers sur un certain Ayoub résidant au Centre-ville d’Oran qui écoule des stupéfiants en milieu urbain et stocke la drogue dans son domicile, une chambre qu’il loue sur une terrasse et qu’il occupe avec sa famille.
Au moment de la perquisition de l’adresse en question, les enquêteurs tombent sur S.A., qui tente de prendre la fuite à la vue des uniformes. Il est vite rattrapé et des armes blanches dont un fusil de chasse marine et un couteau sont saisies, alors qu’il s’apprêtait à les mettre à l’intérieur d’une Renault Clio appartenant à K.A. Les policiers trouvent en possession de S.A., 62 200 dinars alors que la perquisition de son domicile se solde par la saisie de trois plaquettes de kif traité d’un poids de 300 g, 6 comprimés de rivotril 2 mg ainsi que 22,7 g de cocaïne. L’inspection de la Clio permet également de saisir 200.000 DA.
Interrogé, S.A., reconnaît les faits et explique que le jour de son arrestation, il venait juste de livrer 500 g de kif à M.A., dit « Zaafarane » pour 30 millions de centimes, et cite un certain M.A., appelé «Jonny » résidant à Ain el Türck comme étant son fournisseur. Ce dernier, ajoute S.A., s’approvisionne à travers des voyages clandestins vers l’Espagne, ajoutant qu’il lui avait déjà fourni 5 kg de kif qu’il avait vendu à plusieurs clients dont un de Mostaganem qui se faisait appeler Hamid. Dans ses aveux, il donne un autre de ses complices et fournisseurs dont un réside au quartier de Saint Pierre qu’il lui avait fourni 3000 comprimés d’ecstasy, alors que les stupéfiants étaient envoyés par un dénommé « Chayba » résidant en Espagne.
K.A., explique faire le taxi clandestin à ses heures libres alors qu’il travaille au niveau d’une entreprise publique. Cités tous les trois à la barre du tribunal criminel, S.A. décharge ses complices en endossant toutes les accusations. « Votre honneur, dit-il, je veux avoir la conscience tranquille, je les ai cité sous la contrainte ». Les deux autres prévenus nient, pour leur part, toutes les accusations retenus contre eux. Le représentant du ministère public requis à l’encontre des trois prévenus 20 de réclusion. La défense de S.A. plaidera les circonstances atténuantes, alors que celle des deux autres plaidera la relaxe.
Zemmouri L.

Bouton retour en haut de la page