Usurpation de fonction et escroquerie : Quatre ans de prison pour les mis en cause

Jugés par le tribunal criminel de première instance, quatre des neuf mis en cause dans une affaire de préparation de traversées clandestines, d’usurpation de fonction, de blanchiment d’argent et d’escroquerie ont été condamnés à quatre ans de prison ferme. Leurs complices en fuite ont, quant à eux, écopé de vingt ans de réclusion criminelle par défaut.
Cette affaire remonte au 28 décembre 2023. Selon les déclarations de l’une des victimes, le dénommé A.A., ce dernier s’était rendu de la capitale à Oran afin de quitter le territoire national dans le cadre d’une opération d’émigration clandestine. Il a précisé avoir été hébergé, aux côtés de huit autres candidats à l’émigration, dans un appartement situé au sein d’une résidence sur la Corniche oranaise, appartenant au dénommé L.M.A.
Quelques minutes seulement après leur arrivée sur les lieux, sept individus — à savoir L.M.N., B.A., B.R., B.M.A. et H.K., ainsi que les dénommés Djaoud et Rifat — ont investi l’appartement. Ils se sont fait passer pour des agents des forces et leur ont « confisqué » leur argent ainsi que leurs téléphones portables.
L’enquête aussitôt ouverte a déterminé que ces mis en cause avaient monté ce stratagème de toutes pièces, se faisant passer pour des organisateurs de traversées clandestines dans le seul but de dépouiller les malheureuses victimes, candidates à la traversée clandestine. Les escrocs leur avaient fait croire que le départ était imminent depuis la plage d’Aïn El Turck. Par ailleurs, l’analyse du téléphone du prévenu B.A. a permis aux enquêteurs de découvrir des clichés portant de faux insignes de la police. Il s’est également avéré que le mis en cause B.M. s’était entendu avec deux complices pour abriter les clandestins tout en leur faisant miroiter un départ vers l’Espagne.
Appelés à la barre du tribunal criminel, les prévenus sont revenus sur leurs déclarations initiales, niant en bloc l’ensemble des faits qui leur sont reprochés. Le représentant du ministère public a requis une peine de douze ans de réclusion criminelle à l’encontre des accusés présents à l’audience, et vingt ans de réclusion à l’égard de ceux en fuite.
Zemmouri L.

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