Palestine, Sahara occidental, Libye… : Les gros titres de Attaf

Le ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, Ahmed Attaf, a réaffirmé lundi, devant l’Assemblée générale des Nations unies, l’appel du président Abdelmadjid Tebboune en faveur de l’adhésion pleine et entière de la Palestine à l’ONU. Il a souligné que l’établissement d’un État palestinien « n’est pas un choix, mais un impératif absolu pour la sécurité et la stabilité au Moyen-Orient ».

Dans son intervention, M. Attaf a salué l’élan diplomatique en faveur de la reconnaissance de la Palestine, rappelant que ce droit est « légitime, enraciné et incontournable ». Il a mis en garde contre « le plus grand danger de l’histoire » auquel fait face la cause palestinienne : l’annexion des terres, le déplacement forcé du peuple et la remise en cause de la solution à deux États, au profit d’un projet expansionniste israélien visant à instaurer le « Grand Israël ».
L’Algérie, a-t-il assuré, suit de près les négociations menées sous l’égide des États-Unis pour mettre fin aux tragédies à Ghaza. Elle encourage ces efforts, espérant qu’ils permettront d’aboutir à une prise en charge « réelle des racines du conflit israélo-palestinien ».
Abordant la question du Sahara occidental, M. Attaf a réaffirmé que ce dossier demeure une affaire de décolonisation et que « le fait accompli imposé dans ces territoires reste une occupation aux yeux du droit international ». Il a rappelé que le peuple sahraoui conserve son droit imprescriptible à l’autodétermination et que toute solution doit reposer sur cinq principes : parrainage exclusif de l’ONU, négociations directes entre le Maroc et le Front Polisario, élaboration conjointe de la solution, conformité avec la doctrine onusienne et organisation d’un référendum d’autodétermination.
Évoquant la crise libyenne, le chef de la diplomatie a déploré l’absence de perspectives de règlement après quatorze années de divisions alimentées par des ingérences étrangères. « Si les choses étaient seulement entre les mains des Libyens, ils auraient déjà trouvé la voie de la réconciliation », a-t-il affirmé, appelant à un retrait des influences extérieures pour permettre au peuple libyen de se réunifier et d’organiser des élections présidentielles et législatives.
M. Attaf a également insisté sur l’engagement de l’Algérie dans l’action africaine commune, dans un contexte marqué par la multiplication des crises et par l’expansion du terrorisme. Il a plaidé pour une meilleure intégration économique à travers la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), et dénoncé la marginalisation de l’Afrique dans les grandes institutions internationales.
Il a par ailleurs exprimé son inquiétude face aux restrictions budgétaires affectant les opérations de maintien de la paix en Afrique, estimant que leur affaiblissement « menace les fondements de la sécurité collective ».
Enfin, au sujet de l’espace euro-méditerranéen, le ministre a réaffirmé le rôle de l’Algérie comme partenaire « constructif et fiable », appelant à dépasser les approches fragmentées pour bâtir un « nouveau Pacte pour la Méditerranée », fondé sur un partenariat équilibré, le transfert de technologies et l’ouverture de réelles perspectives de prospérité partagée.
M. Salah

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