Promotion des wilayas déléguées : Un levier pour le développement local en Algérie

Le Dr. Houari Tigressi, économiste de renom, a salué l’expérience de promotion de certaines communes et daïras en wilayas déléguées en Algérie, affirmant qu’elle constitue une avancée majeure pour le développement local. Lors de son passage à l’émission « Invité du Matin » sur la Chaîne 1 de la Radio nationale, il a souligné que cette initiative a permis de rapprocher l’administration des citoyens et de stimuler la création de richesse.
Selon le Dr. Tigressi, des wilayas comme In Salah illustrent parfaitement le potentiel de ces réformes. Ces territoires ont su exploiter leurs atouts pour développer des secteurs clés tels que l’agriculture et l’industrie, devenant ainsi des modèles à suivre. « Il ne s’agit pas simplement d’une mesure administrative, mais d’un projet stratégique qui doit reposer sur une vision claire et des ressources durables pour atteindre les objectifs fixés », a-t-il déclaré. Il a également mis en avant l’importance particulière de cette initiative dans les zones frontalières, où elle peut renforcer la sécurité économique et sociale.
Cependant, le Dr. Tigressi a noté que de nombreuses communes continuent de faire face à des difficultés majeures, notamment dans la gestion des ressources foncières industrielles et agricoles. « L’absence d’investissements efficaces dans ces domaines constitue un frein au développement local », a-t-il affirmé, appelant à l’instauration de mécanismes facilitant une utilisation optimale de ces ressources.
Le spécialiste a également insisté sur l’importance de la numérisation pour améliorer les performances administratives et moderniser les services publics. Il a plaidé pour une accélération des réformes administratives afin de s’aligner sur les transformations économiques mondiales.

Des freins constatés

Concluant son intervention, le Dr. Tigressi a souligné que la réussite du développement durable repose sur une responsabilité partagée. « Les collectivités locales et la société civile doivent jouer un rôle actif dans ces efforts. Le développement durable est une responsabilité collective qui nécessite une synergie entre tous les acteurs », a-t-il déclaré. Il a enfin exhorté à exploiter pleinement les ressources considérables de l’Algérie pour instaurer un équilibre régional et générer une dynamique économique inclusive, bénéfique à toutes les régions du pays.
De son côté, le président du Centre d’études et d’analyses sur la population et le développement, et ancien gestionnaire des affaires locales, Mustafa Haddam, a souligné l’importance de prendre en charge les zones isolées et les zones d’ombre pour atteindre un développement durable. Selon lui, les citoyens algériens sont une partie intégrante de cette équation, l’objectif ultime étant de répondre aux besoins fondamentaux de la population. Il a également mis en avant que le nouveau découpage administratif repose sur le plan national d’aménagement du territoire.
Invité, hier, au programme « Forum de la radio » de la Chaîne 1, Mustafa Haddam a insisté sur la nécessité de poursuivre les efforts de développement afin d’améliorer les conditions de vie dans ces zones. Il a ainsi proposé la création d’infrastructures de base et d’équipements essentiels, tels que des établissements scolaires, des structures de santé et des routes, pour permettre à ces régions de suivre le rythme du progrès national.
M. Haddam a expliqué que la nouvelle approche en matière de développement repose principalement sur l’aménagement urbain, tout en s’appuyant sur le plan national d’aménagement du territoire. Ce plan prend en compte les caractéristiques et spécificités propres à chaque région pour une meilleure adéquation avec les besoins locaux.
Il a par ailleurs annoncé qu’une révision du plan national d’aménagement du territoire est en cours. Celle-ci vise à l’adapter aux réalités socio-économiques actuelles tout en garantissant un développement équilibré et des opportunités équitables pour toutes les régions du pays.
T. Feriel

Bouton retour en haut de la page