13e Festival international du film arabe d’Oran: Hommage à Rachid Bouchareb

Le 13ᵉ Festival international du film arabe d’Oran s’apprête à vivre une édition empreinte d’émotion et de reconnaissance. Sous le ciel d’automne d’El Bahia, les projecteurs se tourneront vers l’un des cinéastes algériens les plus médiatisés : Rachid Bouchareb.

Ce réalisateur, dont la carrière a porté haut les couleurs de l’Algérie sur les écrans du monde entier, sera honoré pour une œuvre qui a su conjuguer mémoire, humanité et engagement artistique.
Réalisateur de films marquants tels que « Indigènes », récompensé à Cannes, et « Hors-la-loi », nommé aux Oscars, Bouchareb a donné une voix aux oubliés de l’Histoire, explorant avec sensibilité les thèmes de l’identité, de la colonisation et de l’exil. À travers ses œuvres, il a su transformer le regard du monde sur le vécu maghrébin et arabe, sans jamais trahir la vérité humaine qui habite ses personnages.
L’hommage qui lui sera rendu à Oran symbolise la reconnaissance d’un parcours rare : celui d’un homme qui a su faire dialoguer les mémoires et les peuples, tout en plaçant la dignité au cœur de son cinéma. Aux côtés de ce grand nom, le festival honorera également des figures emblématiques du monde arabe : la star égyptienne Nadia El Joundi, le comédien algérien Sid Ahmed Agoumi, le Syrien Bassel Khayat et l’acteur égyptien Yasser Jalal.Cette 13ᵉ édition, prévue du 30 octobre au 5 novembre, s’annonce comme une véritable célébration du septième art arabe et africain. Soixante films issus de divers horizons seront projetés dans les salles emblématiques d’Oran — Cinéma El Maghreb, Cinémathèque et Salle El Saâda — dans une programmation qui mêle fictions, documentaires et courts métrages. L’Afrique fera d’ailleurs sa première apparition officielle dans la compétition, signe d’une ouverture toujours plus large vers le continent.
L’événement, qui coïncide avec le 71ᵉ anniversaire du déclenchement de la Révolution algérienne, rendra également hommage à la mémoire nationale à travers la projection de deux films historiques dont « Zighoud Youcef » de Mounes Khammar.
La Palestine occupera également une place centrale avec le programme spécial « Palestine pour toujours », réunissant dix films, dont « Mémoire de la Palestine » en présence de Leïla Shahid et « Win Sorna ? » de l’actrice tunisienne Dorra Zarrouk.
Le festival mettra aussi à l’honneur la formation et la transmission, avec des ateliers de scénario, de réalisation et de montage, animés notamment par le maître syrien Ghassan Massoud, le réalisateur algérien Merzak Allouache et le cinéaste grec Yorgos Loumprinos. En collaboration avec l’Institut Al Jazeera Media, une initiative autour du cinéma mobile permettra aux jeunes talents d’apprendre à créer des films à partir d’un simple smartphone.
O.A Nadir

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