Belgaïd : La mercuriale flambe

Dans le marché de Belgaïd, les prix des produits de première nécessité ont enregistré des hausses invraisemblables ces derniers jours. Ceux des fruits et légumes et des viandes blanches notamment connaissent une envolée inattendue. Autour des étals, les consommateurs affichent une mine sombre et les regards et propos échangés avec les vendeurs témoignent d’une situation économique devenue intenable.
Alors que l’on s’attend à une certaine modération hivernale, les tarifs des produits de première nécessité connaissent une hausse vertigineuse. Les oignons se vendent à 60 DA le kilo, les citrons oscillent entre 120 et 150 DA et la pomme de terre, pourtant omniprésente, atteint 120 DA le kilo. «Cela n’arrête pas, on continue de subir les augmentations en dépit des promesses des responsables» maugrée Mohamed, en comparant les prix entre les différents étals.
Face à cette flambée, grossistes et détaillants se rejettent la responsabilité des augmentations jugées «abusives». «On dépend des prix fixés par nos fournisseurs», justifie un vendeur de Belgaid, bien conscient du désarroi de ses clients. Les grossistes, de leur côté, accusent la météo capricieuse le stress hydrique qui ont réduit la production de nombreux produits maraîchers. Résultat : même en pleine saison basse, la mercuriale explose, soumettant les produits de base à des fluctuations qui pèsent lourdement sur les budgets.
Du côté des viandes, la situation est tout aussi préoccupante. Le prix du poulet, produit de base pour de nombreux foyers, est passé de 350 DA à 550 DA le kilo en l’espace d’un mois seulement.
A Oran cet hiver, les étals sont bien garnis, mais les prix eux, rappellent une autre réalité : celle d’une ville où le simple acte de faire ses courses est devenu, pour beaucoup, un véritable défi économique.

O. Nadir/RL

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