Entre résilience et optimisme : Faid présente le PLF 2025 devant les députés

Lors de la séance plénière de l’Assemblée populaire nationale (APN), le ministre des Finances, Laaziz Faid, a exposé le projet de loi de finances pour 2025.
Dans un contexte international marqué par des tensions économiques et une inflation persistante, il a salué la résilience de l’économie algérienne face aux défis mondiaux, parmi lesquels la faiblesse des échanges commerciaux et des politiques monétaires restrictives adoptées par plusieurs économies majeures.
Ce projet de loi s’inscrit dans une phase de transition politique importante pour le pays. En effet, 2024 est une année charnière, marquant la fin du premier mandat présidentiel et le début d’un éventuel second mandat pour le président de la République, Abdelmadjid Tebboune. Ce projet reflète également les engagements du gouvernement à améliorer les conditions de vie des Algériens. Parmi les mesures marquantes, on retrouve l’exonération de l’impôt sur le revenu global (IRG), la revalorisation du salaire minimum (SNMG), la création de dispositifs de soutien tels que l’allocation chômage, l’augmentation du point indiciaire, le dégel des promotions dans la fonction publique, la révision des pensions de retraite, ainsi que le dégel des projets d’investissement à l’arrêt depuis 2014.
Le ministre a également présenté plusieurs indicateurs de croissance et objectifs de développement inscrits dans le PLF 2025 qui maintient le prix de référence du baril de pétrole brut à 60 dollars sur la période 2025-2027, avec un prix de marché attendu de 70 dollars. La croissance économique est estimée à 4,5 % pour 2025 et 2026, tandis que la croissance hors hydrocarbures pourrait atteindre 5 % en 2025, renforçant ainsi la diversification de l’économie.
Aussi, les exportations de biens devraient s’élever à 50,9 milliards de dollars, tandis que les importations seraient contenues à 46,07 milliards, permettant un excédent de la balance commerciale de 4,83 milliards de dollars. Les réserves de change pourraient quant à elles atteindre 72,95 milliards de dollars, équivalant à 16 mois d’importations.
Les recettes budgétaires devraient, quant à elles, croître de 3,5 % pour atteindre 8.523,06 milliards de dinars algériens (DA), tandis que la fiscalité pétrolière représenterait 3.453,96 milliards de DA. Les dépenses, en augmentation de 9,9 %, atteindraient 16.794,61 milliards DA, avec un déficit budgétaire attendu à 8.271,55 milliards DA.
Ce projet illustre la volonté du Gouvernement de construire une économie moins dépendante des hydrocarbures, tout en assurant un filet de sécurité pour les ménages algériens. Il s’agit également de répondre aux attentes d’une population qui aspire à des services publics modernisés et à une meilleure qualité de vie. M. Faid a rappelé l’importance de maintenir ces efforts malgré les incertitudes mondiales, renforçant l’objectif de construire une Algérie économiquement stable et socialement inclusive.
Ch.G
