Défis environnementaux planétaires : Les engagements de l’Algérie

Pour faire face aux défis environnementaux, l’Algérie concentre ses efforts en menant un combat diplomatique au sein de l’Assemblée des Nations Unies. Cette instance onusienne se montre efficace en adoptant des résolutions ambitieuses et en favorisant la coopération internationale sur des enjeux environnementaux critiques. Pour ce faire, des résolutions sont régulièrement adoptées, abordant des problèmes tels que le changement climatique et la pollution.
La stratégie de l’Algérie étant de renforcer le multilatéralisme en engageant divers acteurs. C’est dans ce cadre que l’Algérie a pris part, samedi dernier, à Nairobi, en sa qualité de présidente du Groupe Afrique, à la 4ème Consultation sur le thème de la septième session de l’Assemblée des Nations Unies pour l’Environnement (ANUE-7), prévue en décembre 2025.
Lors de cette réunion, la délégation algérienne, conduite par l’ambassadeur Boumediene Mahi, représentant permanent de l’Algérie au Bureau des Nations Unies à Nairobi, est intervenue sur la proposition de thème intitulée: « Solutions pour une planète équitable et résiliente».
Le diplomate algérien a exprimé ses préoccupations face à l’absence de points de vue de nombreux pays en développement, en particulier africains, lors des consultations précédentes, et a plaidé pour la prise en compte des enjeux cruciaux tels que le développement durable, la transition juste, l’accès à des moyens de mise en œuvre adéquats et la reconnaissance des circonstances et des capacités spécifiques des pays concernés », selon un communiqué du département de Attaf.
Réitérant l’engagement de l’Algérie à défendre les intérêts des pays en développement, M. Mahi a souligné l’importance de garantir « une véritable transition juste, essentielle pour l’intégration des priorités de ces pays », poursuit la même source. Il a aussi précisé que « le concept d’équité, tel qu’il est actuellement utilisé, est insuffisant et ne prend pas en compte plusieurs dimensions cruciales pour les pays en développement ». De plus, l’ambassadeur Mahi a défendu l’idée d’inclure explicitement la transition juste dans le thème de l’ANUE-7″. Il a aussi salué la prise en compte, par la présidence omanaise, de divers aspects importants, tels que l’innovation scientifique, l’accès aux données et à l’information, les systèmes d’alerte précoce, la prospective stratégique et l’utilisation de l’intelligence artificielle », détaille le communiqué. Cependant, il a appelé au respect de la souveraineté des données, la promotion de l’autonomie économique et la préservation du patrimoine culturel dans le cadre de ce thème », ajoute le MAE.
Le même engagement de l’Algérie à faire face aux défis environnementaux mondiaux a été réitéré, samedi dernier, par une délégation parlementaire algérienne participant aux travaux de la 29e session de la Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP29), à Bakou (Azerbaïdjan), selon un communiqué de l’Assemblée populaire nationale (APN).
Cap sur la COP29
Cet engagement a été réaffirmé lors de la deuxième séance de la réunion parlementaire inscrite dans le cadre des activités de la 29e session de la Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP29), qui a vu la participation d’une délégation conjointe des deux chambres du Parlement, composée du président du Réseau parlementaire sur le climat et l’environnement, Abdellah Chenini, et du député Mustapha Lounis.
M. Chenini a expliqué que « l’Algérie a mis en œuvre de nombreuses actions suite à celle engagée au respect de toutes les conventions internationales sur la protection de l’environnement, notamment les accords de Paris sur la réduction des émissions de gaz de 7% à l’horizon 2030 ». Le parlementaire a également cité la mise en place par l’Algérie du plan national de la transition énergétique visant à réduire la dépendance aux énergies fossiles, ainsi que le plan national de lutte contre les changements climatiques qui se décline par une stratégie globale pour faire face aux défis climatiques. M. Chenini a, également, évoqué « la constitutionnalisation du droit du citoyen à un environnement sain », mettant en avant « les législations adoptées par le Parlement algérien, à l’image des lois de protection des forêts, des espaces verts, le recyclage des déchets, et la création du Réseau parlementaire sur le climat et l’environnement ».
Il a, par ailleurs, plaidé en faveur de la création d’un « réseau international des pays impactés par les changements climatiques », soulignant « l’importance de la transparence dans le financement et le transfert de technologies ». Lors des travaux de la séance consacrée au thème « Renforcer la résilience face aux changements climatiques : extension du champ d’adaptation et autonomisation locale », M. Lounis a, de son côté, énuméré les efforts de l’Algérie dans la lutte contre la désertification, citant le projet du barrage vert, lancé dans les années 1970, visant à freiner l’avancée des sables et à réhabiliter les terres dégradées.
Il a aussi mis en avant « les mesures adoptées pour protéger l’environnement, à l’image de la loi sur la protection des forêts, de la gestion des ressources naturelles, du reboisement, de la sensibilisation locale et des campagnes annuelles visant à renforcer le couvert végétal et à impliquer les populations locales dans les initiatives environnementales ».
Ce parlementaire a aussi évoqué « le rôle central de la coopération internationale et africaine, notamment à travers l’adhésion à la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (UNCCD) et le renforcement de la collaboration continentale pour faire face aux catastrophes naturelles ». « L’Algérie œuvre à réaliser un équilibre entre le développement durable et la protection de l’environnement », a-t-il affirmé, soulignant la nécessité de « renforcer le soutien financier et technique international pour les projets de lutte contre la désertification ».
G. Salima
