Falsification des dossiers de visas: La prison pour six contrefacteurs

Six personnes, âgées entre 24 et 60 ans, et jugées pour faux et usage de faux, falsification de sceaux de l’Etat et faux et usage de faux sur documents administratifs, ont été condamnés dimanche par le tribunal criminel d’appel à trois et cinq de prison ferme. En première instance, les mis en cause avaient écopé de trois à sept ans de prison ferme.
Les faits remontent à octobre 2019, suite au dépôt de plainte pour escroquerie que H.M a portée contre une agence d’assurance voyage. Il a expliqué que le 19 août 2019, il avait versé à l’agence en question 19.500 DA pour trois contrats d’assurances nécessaires aux demandes de visas au consulat français à Oran pour sa personne, son épouse et son fils. Plus tard, lorsqu’il voudra apporter quelques modifications aux contrats d’assurance, il sera surpris de découvrir que les locaux avaient fermé. Après quelques recherches infructueuses, il se rendra à la direction située à Sédikia où, après examen des documents en sa possession, on l’informera qu’il avait été victime d’une escroquerie : les papiers comme les cachets étaient faux.
Une enquête est alors ouverte par les services compétents de la police qui parviendront à établir qu’ils sont face à un réseau de contrefaçon de document administratifs. Six suspects seront arrêtés, de même que de faux cachets et du matériel utilisé dans la falsification seront saisis. Il apparaîtra également que la falsification concernait exclusivement les dossiers de demande de visas.
Le premier suspect est arrêté alors qu’il se trouvait à bord d’un véhicule de marque Seat IBIZA dont la fouille a permis de saisir quatre cachets falsifiés et des documents administratifs suspects. La perquisition de son domicile aboutira aussi à la saisie de documents falsifiés, deux faux cachets et un micro-ordinateur.
Cités à la barre du tribunal criminel d’appel, les mis en cause nieront les accusations retenues contre eux. Le représentant du ministère public réclamera la peine maximale prévenue par la loi tandis que la défense plaidera la non-culpabilité.
Zemmouri L.

 

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