Cambriolage d’une bijouterie de la rue Khemisti: La Cour d’appel rend son verdict

Le tribunal criminel d’appel de la Cour d’Oran a rendu son verdict ce mercredi dans l’affaire du cambriolage violent d’une bijouterie, survenu en janvier 2022. B. Meriem, âgée d’une trentaine d’années, a été condamnée à six ans de réclusion criminelle, tandis que son complice, C. Chaker, écope de 12 ans. Deux autres prévenus, dont une femme, ont été acquittés. Lors du premier procès, les accusés avaient respectivement écopé de six et 15 ans de réclusion.
L’affaire remonte au 25 janvier 2022, vers 17h, lorsque les deux principaux accusés ont exécuté leur plan. B. Meriem, la petite amie de C. Chaker, est entrée la première dans la bijouterie située rue Khemisti, à Oran. Munie d’un flacon vaporisateur contenant de l’eau de Javel, elle a aspergé le visage du bijoutier. Son complice a ensuite violemment frappé la victime avant de la ligoter et de la bâillonner. Profitant de l’incapacité du bijoutier à se défendre ou à appeler à l’aide, les deux malfaiteurs ont dérobé tous les bijoux disponibles, dont la valeur a été estimée à plus de 1,1 milliard de centimes. Ils ont également pris une somme d’argent équivalente à 23 millions de centimes avant de prendre la fuite. La victime, laissée ligotée et bâillonnée, a réussi à attirer l’attention des passants, ce qui a permis d’alerter les autorités. Les policiers, arrivés rapidement sur les lieux, ont libéré le bijoutier et recueilli ses témoignages détaillés. Grâce aux caméras de surveillance et aux investigations menées, les suspects ont été identifiés et arrêtés en un temps record. Confronté à la victime, C. Chaker a reconnu les faits, expliquant qu’il avait agi par vengeance. Il a affirmé que le bijoutier avait mal accueilli B. Meriem lors d’une précédente visite, et qu’il lui aurait fait des propositions déplacées. Selon lui, ils avaient décidé ensemble de « lui donner une leçon ». Ces déclarations ont été corroborées par la jeune femme. Lors de l’audience, les accusés ont maintenu leurs aveux. Le ministère public, qualifiant ces actes de gravité extrême, a requis vingt ans de réclusion, soulignant que la victime aurait pu perdre la vie. La défense des accusés a plaidé des circonstances atténuantes. Le tribunal a finalement condamné B. Meriem à six ans de réclusion criminelle et son complice, C. Chaker, à douze ans. Les deux autres prévenus ont été acquittés faute de preuves suffisantes.
Zemmouri. L

 

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