Santé publique : L’hôpital d’Aïn El Türck recrute

L’hôpital Akid Othmane d’Aïn El Türck ouvre de nouveaux postes budgétaires en lançant le recrutement d’un médecin généraliste de la santé publique, un informaticien et un agent de sauvegarde des données médicales. Cet établissement a recruté, récemment, par voie de concours sur titre, un médecin généraliste et un attaché d’administration principale. Un autre plan de recrutement sera lancé durant l’année 2025.
Le projet de loi de finances (PLF) pour 2025 prévoit un recrutement massif dans la santé publique, où il est prévu l’ouverture et 19.782 postes, à l’échelle nationale. Il faut dire que le secteur de la santé publique est marqué par une pénurie de médecins généralistes, ces derniers estimant que «leur statut est peu valorisé dans un système de santé orienté d’une manière injustifiée vers la spécialité». Cette situation du statut a pour impact un manque en médecins généralistes particulièrement dans certaines communes rurales éloignées. «Certaines communes périphériques et rurales de la wilaya d’Oran accusent un déficit en médecins généralistes privés. Ce déficit se pose particulièrement à El Braya, Sidi Ben Yabka, Benfreha, Boufatis et à Tafraoui», affirme un médecin généraliste qui a quitté le secteur hospitalier pour exercer comme libéral.
Ce qui fragilise tout le système de santé car les généralistes ont un rôle d’aiguillage. «Cette situation fait que beaucoup d’établissements de soins de proximité accusent un manque en matière de couverture parce qu’il y a un déficit en praticiens généralistes. Oran compte trop de médecins spécialistes et pas assez de généralistes», soutient un médecin généraliste. «Les solutions pour le personnel passent par la revalorisation de la ressource humaine de manière générale notamment pour le personnel médical à travers la révision des statuts particuliers et les régimes indemnitaires de façon à indexer les rémunérations de ces praticiens médicaux par rapport à leur niveau de qualification et le niveau de vie pour leur garantir une vie digne», plaide de son côté le syndicat national des praticiens de la santé publique (SNPSP). Pour ce dernier, «le recours aux médecins de famille est l’une des pistes pour lutter contre la hausse des coûts de la santé publique». Les médecins généralistes réclament leur réhabilitation dans le système de santé. «Cela passe par la mise en place de la médecine générale comme spécialité, comme cela s’est fait dans la plupart des pays arabes, africains en Amérique latine, en Europe, aux Etats-Unis et au Canada. On ne sait pas pourquoi cela ne s’est pas fait jusqu’à présent ici en Algérie», poursuit le SNPSP. Pour ce syndicat, «il y a un grand engouement des jeunes médecins algériens à choisir l’exercice libéral ou aller à l’étranger. Beaucoup sont candidats, chaque année, en passant des examens qui leur permettraient d’aller exercer à l’étranger».
G. Salima

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