Danger sur les écoliers : Des chichas «maquillées» en surligneurs

Récemment, une découverte alarmante a été faite à Oran, où des produits de chicha étaient vendus sous une forme trompeuse : celle de surligneurs colorés.

Ces articles, qui semblent conçus pour séduire les enfants, ont été retrouvés dans plusieurs établissements scolaires de la ville, principalement dans des écoles primaires et des collèges. Les services de la Direction du commerce et de la promotion des exportations de la wilaya d’Oran, en collaboration avec les autorités de sécurité de la daïra d’Aïn El-Turck, ont mené une opération de contrôle ciblée cette semaine, visant à saisir ces produits dangereux. L’opération a permis de saisir plusieurs unités de ces produits dans des kiosques de la ville et des enquêtes ont été ouvertes à l’encontre des commerçants impliqués. Des parents ont exprimé leur inquiétude après avoir découvert ces articles dans les cartables de leurs enfants, selon Hadj Ali Abdel Hakim, coordinateur général de l’Association de protection des consommateurs de la wilaya.
Ce phénomène inquiétant met en lumière les dangers des produits de consommation destinés aux jeunes, déguisés sous une apparence inoffensive mais potentiellement nuisible pour leur santé. Ces produits, proposés dans des couleurs vives et des saveurs attrayantes, ciblent délibérément les jeunes consommateurs et se sont progressivement introduits dans les établissements scolaires, notamment au niveau des collégiens. Ces gadgets, qui ressemblent à des surligneurs scolaires, constituent en réalité des dispositifs de chicha, utilisés pour fumer des produits aromatisés. Le marketing délibéré qui se cache derrière ces produits, en les présentant sous une forme ludique et inoffensive, masque leur véritable nature et leur potentiel à nuire à la santé des enfants. Ce phénomène touche autant les garçons que les filles séduits par des couleurs attrayantes et des saveurs variées. L’apparence innocente de ces objets cache une pratique dangereuse, et cette situation soulève des interrogations sur la manière dont ces produits ont pu pénétrer le marché local.
Fayçal A.

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