Tribunal criminel : Sept ans pour le pyromane de Hassi Bounif

Le tribunal criminel d’Oran condamné la semaine passée B. Mohamed, âgé d’une quarantaine d’années, à sept ans de prison pour violation de domicile, incendie volontaire, vol, coups et blessures volontaires, ainsi que menaces avec une arme blanche contre un mineur de moins
de 16 ans.
Les faits se sont déroulés en octobre 2020, lorsqu’une femme, s’est présentée devant les gendarmes de Hassi Bounif, accompagnée de sa fille âgée de six ans, pour porter plainte contre une personne qui l’avait agressée en s’introduisant chez elle.
Elle a expliqué que le 7 octobre, vers 20 heures, B. Mohamed avait pénétré dans son domicile après avoir cassé la fenêtre. Il était armé d’un couteau et l’avait menacée. Il lui a demandé de l’épouser sous peine de tuer sa fille, qu’il tenait entre ses mains avec le couteau posé sur sa gorge. En se débattant, l’enfant a été blessée au visage par l’arme de l’agresseur. Furieux, l’intrus a commencé à tout détruire dans la maison.
Il a ensuite menacé de la tuer tout en brandissant une bouteille d’acide. Réalisant la gravité de la situation, la femme a commencé à crier. Alerté, un voisin est venu frapper à la porte, mais l’accusé a redoublé de violence en menaçant toujours l’enfant. Le voisin est entré dans la maison après avoir cassé la porte d’entrée, ce qui a permis à la victime de prendre sa fille et de fuir laissant le voisin se battre avec l’agresseur. Lequel, après s’être défait du samaritain a suivi la victime jusqu’à chez sa sœur et a commencé à l’insulter et à la menacer. Son beau-frère est intervenu en ordonnant à l’accusé de partir. Ce dernier a mis le feu à la maison de la plaignante.
Lors du procès au tribunal criminel de première instance, le prévenu a tenté de nier les faits mais le témoignage du voisin l’a accablé. Le représentant du ministère public a requis dix ans de prison ferme, soulignant que ces actes auraient pu entraîner un drame, en insistant sur l’impact psychologique subi par l’enfant. La défense du prévenu a plaidé l’innocence en affirmant qu’il s’agissait d’accusations sans preuves tangibles fournies par la victime.
Zemmouri L.
