Dragage des ports : L’Algérie lance un programme ambitieux

Le ministère des Travaux publics et des Infrastructures de base a annoncé la mise en œuvre d’un programme à moyen terme visant à optimiser les opérations de dragage des ports, conformément aux instructions du président de la République, Abdelmadjid Tebboune. Ce programme cible particulièrement le dragage des ports de petite et moyenne taille, a déclaré ce samedi à Alger le ministre du secteur, Lakhdar Rekhroukh.
S’exprimant lors de l’ouverture d’une journée d’étude sur le dragage des ports intitulée « Dragage des ports : Enjeux et défis », organisée à l’École supérieure de management des travaux publics, le ministre a souligné l’importance de ce programme. M. Rekhroukh a précisé que son département travaille, via le groupe public des travaux maritimes (GTM), à l’élaboration d’un calendrier précis pour les interventions, tout en mettant en place les mécanismes nécessaires pour suivre l’avancement des travaux.
Le ministre a présenté les grandes lignes du programme de travail à moyen terme, qui repose sur trois piliers à savoir le renouvellement et renforcement des équipements de dragage à travers un investissement dans de nouveaux matériels pour améliorer l’efficacité des opérations, la valorisation des compétences nationales par le truchement de formations spécialisées pour les techniciens et ingénieurs, afin de renforcer leurs capacités en matière de dragage portuaire et l’adoption d’une approche environnementale responsable en intégrant des actions pour protéger l’écosystème marin tout en réalisant les opérations de dragage.
Dans ce cadre, le ministre a révélé qu’au moins 34 opérations de dragage et de protection contre l’ensablement ont été menées dans 25 ports, pour un volume total dépassant les six millions de m3 de sédiments extraits.
Par ailleurs, plusieurs projets sont actuellement en cours, notamment dans les ports de Ras Djenat (Boumerdès), Tigzirt (Tizi-Ouzou), et Boudis (Jijel). En outre, d’autres travaux de dragage seront prochainement lancés dans des ports tels que celui de Gouraya (Tipaza), ainsi que dans les ports de plaisance et de pêche d’Alger, Mostaganem, Chlef, et Annaba. Ces opérations seront supervisées par Aldiph, une filiale du GTM spécialisée dans les infrastructures maritimes et hydrauliques, qui célèbre cette année son 25ᵉ anniversaire.
Avec ses 52 infrastructures portuaires, dont 11 ports commerciaux, 37 ports et abris de pêche, et 4 ports dédiés au tourisme et aux hydrocarbures, l’Algérie fait face régulièrement au défi de l’ensablement dans 11 de ces installations.
M. Rekhroukh a insisté sur l’importance d’une maintenance régulière des infrastructures portuaires, y compris le dragage des sédiments, pour assurer leur pérennité et leur capacité d’accueil. Ces efforts contribueront à offrir des conditions optimales pour la réception des navires et des marchandises, tout en soutenant la durabilité des infrastructures essentielles au commerce et à la pêche.
Le ministre a conclu en appelant à une collaboration renforcée entre les acteurs concernés pour garantir la réussite de ce programme stratégique, faisant du développement et de la modernisation des ports une priorité nationale.
T. Feriel

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