Diplomatie algérienne : La feuille de route pour 2025

Le ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, Ahmed Attaf, qui a tenu, hier, une conférence de presse pour présenter le bilan des activités de la diplomatie algérienne en 2024, a fait plusieurs annonces concernant l’agenda diplomatique de l’Algérie pour 2025.
Il a annoncé, à ce propos, l’organisation par l’Algérie d’une réunion ministérielle au Conseil de sécurité de l’ONU sur l’évolution de la question palestinienne et la situation au Moyen-Orient, indiquant que « la réunion sera organisée pour discuter de l’extension du fléau du terrorisme et de sa propagation à travers notre continent ».
Sur sa lancée, il a indiqué que « la proposition de l’Algérie de créer un mécanisme trilatéral de consultation et de coopération a été approuvée par la Tunisie et la Libye, et a abouti à des projets concrets pour prendre en charge les problématiques de ces pays ».
« Nous préparons actuellement le troisième sommet à Tripoli au début de la nouvelle année », affirme-t-il, ajoutant que « l’Algérie a renforcé sa coopération par des visites menées par le président de la République en Tunisie, en Mauritanie et au Sultanat d’Oman, ainsi que par les visites de dirigeants africains en Algérie ».
Dans le même registre régional, M Attaf a précisé que la mission qui lui été confiée par le chef de l’Etat auprès de plusieurs pays africains est triple, et comprend notamment la candidature de l’Algérie à la vice-présidence de l’Union africaine, affirmant qu’« il y a un large consensus pour accorder à l’Afrique deux sièges permanents au Conseil de sécurité de l’ONU, et c’est ce sur quoi nous échangeons en tant qu’Africains ».
Abordant la crise syrienne, le ministre a indiqué que le dialogue doit se dérouler sous l’égide des Nations Unies. « Nous insistons sur trois principes, dont le premier est que la Syrie appartient à tous, sur le respect de l’intégrité territoriale de la Syrie et sur le fait que le dialogue doit se dérouler sous l’égide des Nations Unies ».
Sur un autre plan, M Attaf a affirmé que « l’Algérie est un acteur clé dans la résolution du dossier de la sécurité énergétique, à travers l’accueil du Forum du Gaz au début de l’année prochaine et la participation du président de la République au G7 ».
