Ce que j’en pense :Les visages de l’arrogance

Par Moncef Wafi

L’arrogance occidentale dans toute la splendeur de sa laideur. Deux ministres des Affaires étrangères : l’un Français, engoncé dans son costume slim comme un saucisson maison, nœud de cravate de traviole, démarche à la petite frappe de Marseille ; l’autre Allemande, délurée, sourire carnassier en guise de vitrine diplomatique, provocante dans sa logique de pensionnaire du Quartier rouge.

Lui, c’est Jean-Noël Barrot, vice-président du Modem, propriété de l’actuel Premier ministre Bayrou. C’est celui qui a qualifié les accusations d’Alger concernant les menaces terroristes françaises « d’infondées et fantaisistes » alors qu’un dossier solide les étaye.

Elle, c’est Annalena Baerbock et on ne la présente plus. C’est elle qui a décrété halal le meurtre des femmes et des enfants de Ghaza ainsi que le bombardement des hôpitaux de la Bande. C’est elle qui s’est fait répudier par son mari après avoir racolé un escort boy africain payé sur le Trésor public. Elle est également accusée de plagiat et d’escroquerie.
En face, un ancien Wanted devenu par la grâce des enjeux géostratégiques, l’homme le plus convoité de l’année.
Se pavanant en terrain conquis, ils ont décidé de ne pas serrer la main du nouveau propriétaire des lieux en devançant Al-Charaa qui n’avait aucune intention de prendre la main de la groupie de Netanyahu. Alors le monde a assisté à l’un de ces spectacles répugnants que seul cette arrogance forgée par des centaines d’années de colonisation a permis. En signe de solidarité entre blancs chrétiens, le Barrot a presque snobé la poignée de main offerte par alias Al-Joulani, frisant l’incident diplomatique.
Un arrêt sur image qui remet jusqu’en question le soi-disant progressisme du barbu, pour la fachosphère française et teutonne. Un coup de grisou dans le ciel des féministes en mal de tête de turc. Un sourire esquissé du côté des islamistes BCBG.
Ce sont ces deux spécimens qui ont été choisis par l’Europe pour imposer ses désidératas au nouveau régime syrien en place. Dans leur poche, une liste d’exigences à satisfaire, genou à terre et tête baissée. En premier, exporter le modèle démocratique judéo-chrétien sur les terres du Cham pour bâtir une Syrie souveraine, stable et pacifique. Comprendre, un pays désarmé, prêt à intégrer l’Accord d’Abraham, débarrassé de l’influence iranienne et préparé à sa partition à l’image du Soudan et de ce qui attend l’Irak, l’Arabie saoudite et l’Egypte.

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