Bendjama à l’ONU : « Il est temps de mettre fin à l’impunité d’Israël »

L’ambassadeur permanent de l’Algérie auprès des Nations unies, Amar Bendjama, a insisté ce vendredi sur la nécessité de mettre un terme à l’impunité dont bénéficie l’entité sioniste.

Il a déclaré à ce propos, qu’« il est temps que le Conseil de sécurité exige un cessez-le-feu immédiat, inconditionnel et durable à Ghaza». Cette déclaration intervient lors d’une réunion consacrée à la situation au Moyen-Orient, organisée à la demande de l’Algérie, qui préside le Conseil de sécurité en janvier.
Amar Bendjama a dénoncé les agissements de l’entité sioniste qui agit, selon lui, « comme si le droit international n’existait pas ou ne s’appliquait pas à elle». Il a souligné que la brutalité de cette entité est renforcée par « un sentiment d’impunité et d’absence de responsabilité. »
L’ambassadeur algérien a plaidé, par ailleurs, pour l’ouverture d’une enquête sur les attaques ciblées contre les infrastructures sanitaires à Ghaza, affirmant que ces actes relèvent d’une stratégie délibérée visant à forcer les Palestiniens à quitter leurs terres, dans le cadre d’une politique de nettoyage ethnique manifeste.
Selon Bendjama, cette politique repose notamment sur « la destruction systématique du système de santé », comme en témoigne un rapport de l’Office des Nations unies pour les droits de l’homme publié le 31 décembre dernier. Ce rapport documente 136 frappes israéliennes ayant endommagé au moins 27 hôpitaux et 12 autres installations médicales, laissant des conséquences significatives.
Parmi les conséquences dévastatrices sur le système de santé, le rapport indique que 53 % des hôpitaux de Ghaza sont hors service alors que sur les 138 centres de soins primaires, seulement 6 fonctionnent pleinement. 130 ambulances ont également été endommagées.
Bendjama a ajouté que plus de 14 000 patients nécessitent une évacuation médicale urgente. Il a également révélé que plus de 1 000 professionnels de santé ont été tués, tandis que des centaines d’autres ont été arrêtés, certains étant soumis à des actes de torture et de mauvais traitements.
L’ambassadeur a qualifié ces pratiques de « méthodes d’extermination », affirmant que l’armée israélienne a, entre autres, attaqué l’hôpital Kamal Adwan dans le nord de Ghaza. Cette attaque, perpétrée avec des snipers, des véhicules blindés et des drones, a semé la terreur parmi les patients et le personnel médical, entraînant des destructions considérables et la mise hors service de l’établissement.
Bendjama a rappelé que la destruction intentionnelle d’infrastructures sanitaires constitue un crime de guerre, selon le droit international. Il a invoqué le protocole additionnel des Conventions de Genève et la résolution 2286 du Conseil de sécurité, qui exigent la protection des infrastructures médicales et du personnel soignant pendant les conflits armés.
Pour justifier ces attaques, Israël prétend que les hôpitaux seraient utilisés à des fins militaires par des groupes armés palestiniens. Toutefois, selon un rapport du Haut-commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, ces affirmations ne sont pas étayées par des preuves et ont été réfutées par des informations publiques.
Ch.G

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