Emigration clandestine: Dix ans de prison pour des passeurs
Quatre personnes ont été condamnées par le tribunal criminel d’appel à dix ans de prison pour organisation de voyages clandestins. Un cinquième prévenu, en fuite, a également été condamné à la même peine par contumace. Une femme, poursuivie pour les mêmes charges, a été acquittée.
Les faits remontent au 17 septembre 2021 lorsque les services de sécurité ont intercepté un groupe de 20 personnes, dont des femmes, qui tentaient de quitter le pays clandestinement à bord d’une embarcation semi-rigide. Les harraga ont expliqué avoir contacté les organisateurs du voyage via les réseaux sociaux, mentionnant les sites «Harraga-DZ.tropiko» et «Harraga d’Oran». Ils se sont rendus sur les lieux d’embarquement à 3 heures du matin pour remettre une somme comprise entre 20 et 80 millions de centimes par personne en échange du passage vers l’Espagne. Cependant, ils ont été interceptés par les garde-côtes en mer. À la suite de ces arrestations, 17 téléphones portables appartenant aux harraga ont été saisis. Les enquêtes menées par la gendarmerie ont permis d’identifier les organisateurs du voyage : B. Mohamed El Amine, T. Ismael, L. Mohamed., Ch. Abdallah, A. Mokhtar et M. Fatima Zohra.
Selon les informations recueillies, A. Mokhtar était le principal organisateur, assisté par Z. Hamouda, dont l’identité n’a pas été confirmée et qui est toujours en fuite. L’enquête a révélé que L. Mohamed était responsable de l’acquisition de l’embarcation et du moteur, tandis que B. Mohamed El Amine a reconnu être le guide chargé de conduire l’embarcation en mer. Il a également mentionné qu’il connaissait A. Mokhtar et qu’ils avaient l’habitude d’organiser des voyages clandestins. M. Fatima Zohra a été identifiée comme celle qui hébergeait les candidats à l’émigration clandestine dans une maison louée à Mers El-Hadjadj. Lors de procès, les prévenus ont reconnu les accusations portées contre eux.
Le représentant du ministère public a requis une peine de quinze ans de réclusion tandis que la défense a plaidé les circonstances atténuantes.
Zemmouri L.
