Plan d’urgence pour les enfants de Ghaza: L’Algérie exhorte la communauté internationale à agir

Lors de la réunion, ce jeudi, du Conseil de sécurité des Nations Unies, l’ambassadeur d’Algérie, Amar Bendjama, a lancé un appel pressant à la communauté internationale pour qu’elle agisse rapidement afin d’aider les enfants de Ghaza à « panser leurs blessures ».
Ce discours a été motivé par la situation critique des enfants dans l’enclave palestinienne après plus de 15 mois de conflit.
M. Bendjama a souligné l’urgence d’unir les efforts internationaux pour garantir un avenir meilleur à ces enfants, insistant sur la nécessité d’assurer leur accès à l’éducation et aux soins de santé, tout en notant que plus de 660 000 élèves sont actuellement déscolarisés et que 88 % des établissements scolaires nécessitent des réparations majeures.
La malnutrition est également un problème alarmant, avec plus de 96 % des enfants de moins de deux ans ne satisfaisant pas leurs besoins nutritionnels en raison d’un manque de diversité alimentaire. Cette année, environ 60 000 enfants auront besoin d’un traitement contre la malnutrition aiguë.
Le diplomate algérien a également évoqué le besoin urgent de soutien en santé mentale et psychosocial pour un million d’enfants, tout en déplorant que 84 % des établissements de santé aient été endommagés ou détruits.
M. Bendjama a mis en avant le rôle crucial de l’UNRWA dans la fourniture de services essentiels aux Palestiniens, qualifiant cette agence d' »épine dorsale » de la réponse humanitaire à Ghaza. Il a averti que démanteler l’UNRWA pourrait compromettre les efforts de reconstruction et menacer la présence palestinienne sur leur terre.
Il a rappelé que l’agression sioniste contre Ghaza a eu des conséquences dévastatrices pour les enfants, infligeant des dommages potentiellement irréversibles qui menacent non seulement leur avenir individuel mais aussi le tissu social palestinien pour les générations futures.
M. Bendjama a décrit cette agression comme une « guerre contre les enfants », soulignant l’importance d’exprimer leur souffrance face aux attaques meurtrières qui ont causé des pertes humaines tragiques. Selon ses estimations, près de 18 000 enfants ont été tués à Ghaza depuis le début du conflit, représentant près de 44 % du nombre total des victimes.
Il a exprimé l’espoir que le cessez-le-feu récemment instauré devienne permanent et que ceux qui ont commis des crimes contre l’humanité à Ghaza en soient tenus responsables. L’impunité, selon lui, n’a pas sa place dans ce contexte.
T. Feriel

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