Reconnu coupable d’avoir mis le feu à un marché aux puces: Quatre ans de prison pour le pyromane d’Ain El Türck

Accusé dans une affaire d’incendie de biens abandonnés appartenant à autrui, S. Houari a comparu la semaine passée devant le tribunal criminel d’Oran. Suite aux délibérations, le prévenu a été reconnu coupable et condamné à quatre ans de prison ferme.
Les faits remontent au 23 novembre 2017, lorsqu’un incendie s’est déclaré au marché aux puces situé à Ain Türck, et appartenant à la famille B.A. Une enquête a été ouverte, au cours de laquelle un témoin, une jeune femme, B. Farah a accusé S. Houari d’avoir été à l’origine de l’incendie. Elle a expliqué qu’elle se trouvait avec un ami lorsque le prévenu, connu dans le voisinage sous le sobriquet de «Malawi», leur a confié avoir allumé le feu dans le marché abandonné, précisant qu’il avait utilisé de l’essence et qu’il avait même filmé le début de l’incendie.
Concernant les motivations du présumé pyromane, la dénommée a également rapporté que le prévenu avait mentionné un différend avec l’un des vendeurs exerçant dans le marché en question. Les investigations lancées à la suite de ce témoignage, ont rapidement permis de localiser S. Houari et de l’interpeller.
Confronté aux déclarations du témoin et des soupçons qui pesaient sur lui, le suspect a nié toutes les accusations, expliquant qu’il vendait des téléphones portables dans le marché en question et qu’il avait, au contraire, aidé à empêcher la progression de l’incendie avec d’autres citoyens, avant que les éléments de la protection civile n’arrivent sur place et commencent à éteindre l’incendie. «Malawi» ajoutera également avoir lui-même subi des brûlures dans ses tentatives d’éteindre les flammes. Plus explicite, il accusera Farah d’avoir fait des déclarations mensongères pour se venger de lui, un différend les opposant et une dispute ayant éclaté entre eux quelques temps plus tôt.
Aucun témoin n’a affirmé avoir vu S. Houari mettre le feu au marché aux puces alors que des personnes ont, en revanche, affirmé qu’il avait contribué dans les tentatives de l’éteindre.
Devant le tribunal criminel, l’accusé a maintenu ses déclarations en niant fermement les accusations portées contre lui, soutenant qu’un différend l’opposait à la jeune femme, ce qui expliquait ses accusations. Il répétera qu’il n’avait jamais allumé de feu et qu’il avait, au contraire, tenté d’éteindre les flammes en compagnie d’autres citoyens.
Dans son réquisitoire, le représentant du ministère public a insisté sur la crédibilité du témoignage de Farah, déclarant que l’accusé tentait de fuir ses responsabilités afin d’éviter la condamnation de la justice. Le magistrat a ainsi requis quatre années de prison ferme.
De son côté, la défense a plaidé la non-culpabilité de Houari en soutenant qu’un témoignage ne constituait pas une preuve en soi et que le dossier de l’accusation manquait de preuves tangibles. Elle a terminé sa plaidoirie en demandant au tribunal de déclarer son client innocent et de se prononcer pour son acquittement.
Zemmouri. L

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