Hydrocarbures offshore: L’Algérie affiche ses ambitions
Le président de l’Agence nationale de valorisation et de promotion des hydrocarbures (Alnaft), Samir Bekhti, a souligné lundi à Alger les atouts considérables de l’Algérie dans le domaine des hydrocarbures offshore, mettant en avant un dispositif réglementaire et fiscal « très attractif » qui devrait permettre une exploitation optimale des ressources.
Intervenant lors d’une rencontre internationale organisée par Alnaft en partenariat avec l’Association européenne des géo-scientifiques et ingénieurs (EAGE), consacrée aux enjeux stratégiques de l’exploration offshore et à l’optimisation de la récupération des hydrocarbures, M. Bekhti a affirmé : « Notre écosystème est prêt », insistant sur la volonté de l’agence de collaborer étroitement avec les partenaires et investisseurs potentiels.
Le responsable a mis en avant la position géographique stratégique de l’Algérie, au carrefour de l’Afrique, de l’Europe et du Moyen-Orient, ainsi que son expertise historique reconnue et un domaine minier encore largement sous-exploré. Il a souligné le potentiel significatif des bassins conventionnels et des nouvelles frontières offshore.
Le représentant de l’Agence de régulation des hydrocarbures (ARH), Yahia Benchabane, a assuré, pour sa part, que les autorités algériennes veillent à garantir une activité respectueuse de l’environnement, grâce à une régulation flexible offrant des perspectives solides en matière de sécurité et de flexibilité opérationnelle.
Quant au représentant de TotalEnergies, Moufdi Chikh, il a insisté sur la nécessité de « revenir aux fondamentaux » pour réduire les incertitudes, en transformant les données disponibles en valeur concrète. Il a rappelé que les infrastructures énergétiques et les pipelines constituent un avantage stratégique majeur pour l’Algérie.
La représentante de Baker Hughes, Amal Belkhirat, a mis l’accent sur l’importance de l’évaluation et du partage du risque, en soulignant la nécessité d’une collaboration étroite entre agences et entreprises dès les premières étapes des projets.
Lors du deuxième panel consacré à la valorisation durable des gisements matures algériens, les experts ont estimé que l’enjeu principal réside désormais dans la maximisation de la récupération des réserves existantes, grâce aux nouvelles technologies, à la numérisation et aux projets de récupération de nouvelle génération.
Ch.G
