Lutte contre le terrorisme en Afrique : Lourenço salue le leadership de Tebboune

 

Le président de la République d’Angola, Joao Lourenço, a salué mardi à Alger le leadership du président Abdelmadjid Tebboune dans la lutte contre le terrorisme et toutes les formes d’extrémisme en Afrique.

Lors d’une allocution prononcée devant les deux chambres du Parlement réunies en session extraordinaire au Palais des Nations (Club des Pins), le président angolais a affirmé que M. Tebboune est devenu « le champion de l’Union africaine dans le domaine de la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme », mettant en avant les efforts considérables déployés par l’Algérie pour trouver des solutions aux défis sécuritaires du continent.
Joao Lourenço a rappelé la contribution décisive de l’Algérie au soutien du MPLA durant la lutte contre le colonialisme portugais, jusqu’à l’indépendance de l’Angola en 1975. Il a évoqué les présidents algériens défunt Ahmed Ben Bella et Houari Boumediene, qualifiés de « figures de premier plan en Afrique », et souligné que l’Algérie demeure un « pays frère et un allié sûr et constant ».
Il a également rappelé les massacres du 8 mai 1945 en Algérie, comme symbole des souffrances endurées par les peuples africains sous le joug colonial.
Par ailleurs, le président angolais a mis en avant la convergence des positions entre Alger et Luanda sur plusieurs dossiers africains et internationaux, insistant sur la nécessité de définir des priorités communes et de mettre en place des mécanismes de partenariat efficaces pour le développement et la stabilité du continent.
Il a appelé à renforcer la représentation africaine dans les instances internationales et à privilégier les solutions diplomatiques et le dialogue pour mettre fin aux conflits.
Joao Lourenço a aussi rappelé la contribution de l’Algérie à la création de la compagnie nationale angolaise Sonangol, considérée comme un pilier du partenariat bilatéral. Il a également salué l’octroi par l’Algérie de 8 000 bourses universitaires aux étudiants angolais, preuve de l’engagement d’Alger dans le domaine de l’enseignement supérieur.
Un contrat majeur d’exportation de ciment, le soutien aux infrastructures et la promotion du marché commun africain figurent parmi les axes de coopération mis en avant.
Commentant cette visite, le politologue et expert en relations internationales Idris Attia a souligné, hier, qu’elle revêt des dimensions politiques et stratégiques profondes, marquant le début d’une nouvelle phase dans les relations historiques entre les deux pays.
Invité de la Radio nationale, M. Attia a indiqué que cette visite consacre un dialogue stratégique africain-africain, dans un contexte où l’Algérie occupe une place centrale sur le continent grâce à son rôle dans les questions de paix, de sécurité et de stabilité, ainsi que par son poids diplomatique dans le traitement des dossiers régionaux.
Selon l’expert, cette visite porte un message clair : les puissances africaines émergentes cherchent à bâtir des partenariats indépendants, loin de l’influence des puissances étrangères, dans le cadre d’une restructuration du continent africain face aux mutations géopolitiques mondiales.
Il a mis en avant l’importance de la mémoire commune entre Alger et Luanda, considérée comme un capital stratégique à transformer en projets économiques et de développement.
Dans le secteur énergétique, M. Attia a rappelé que l’Algérie et l’Angola sont deux acteurs influents au sein de l’OPEP+, l’une disposant d’une expertise reconnue dans le gaz naturel et l’autre étant parmi les plus grands producteurs de pétrole en Afrique. Leur coordination est appelée à renforcer la sécurité énergétique et la défense des intérêts africains.
T. Feriel

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