Ancien chef du Gouvernement : Sid Ahmed Ghozali décède à 88 ans

Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a adressé, mardi, ses sincères condoléances ainsi que l’expression de sa profonde compassion à la famille de l’ancien chef du Gouvernement, Sid Ahmed Ghozali, décédé à l’âge de 88 ans.
Le chef de l’Etat a écrit que «l’Algérie perd l’un des hommes qui ont servi le pays à travers de hautes fonctions et responsabilités au sein des institutions de l’Etat, laissant son empreinte en tant que personnalité nationale de premier plan, témoin d’une période charnière marquée par des mutations et des événements majeurs de la vie nationale.» Il a rappelé que le défunt a été «l’un des cadres compétents de l’élite intellectuelle qui ont assumé de hautes responsabilités, en tant qu’ambassadeur, ministre et chef de Gouvernement, et qui se sont distingués par leurs riches contributions sur la scène politique nationale.».
Sid Ahmed Ghozali est décédé, hier, à l’hôpital militaire d’Aïn Naâdja. Né en 1937 à Tighennif, dans la wilaya de Mascara, il a été diplômé de l’École des Ponts et Chaussées de Paris. Il accède à la tête de Sonatrach, la plus grande entreprise économique du pays, qu’il dirige entre 1966 et 1977.
Son ascension politique le conduit ensuite à occuper plusieurs postes ministériels de premier plan, notamment comme ministre de l’Énergie et celui des Affaires étrangères. Mais c’est en juin 1991 qu’il est propulsé au poste de Chef du gouvernement, dans un contexte politique et sécuritaire particulièrement délicat. Il succède alors à Mouloud Hamrouche et demeure en poste jusqu’au 8 juillet 1992, sous les présidences de Chadli Bendjedid et de Mohamed Boudiaf. Son mandat prend fin après l’assassinat tragique de ce dernier, dont il assumera la responsabilité politique en démissionnant.
Grand connaisseur du secteur pétrolier, il apportera tout au long de sa vie des analyses pointues sur les enjeux économiques et énergétiques du pays. En 2011, il tente de créer un parti politique, la «Front des forces socialistes», mais son projet n’obtient pas l’agrément officiel. Il se présente également à deux élections présidentielles, en 1999 et 2004, sans succès.
Sa dernière apparition publique remonte au 25 février 2024, lors du Forum El Moujahid, où il a plaidé pour une «unité sacrée» du peuple algérien et un positionnement stratégique du pays sur la scène internationale.
R.N
