Trafic de drogue : Deux Marocains condamnés à 10 ans de réclusion

Le tribunal criminel de première instance de la Cour d’Oran a condamné B.A et B.M, deux ressortissants marocains à dix ans de réclusion.
Ces derniers devaient répondre des chefs d’accusation d’exportation de stupéfiants d’un pays étranger vers Algérie, détention et commercialisation de stupéfiants au sein d’une organisation criminelle, atteinte à l’économie nationale et émigration clandestine. Il s’agit d’une affaire qui remonte au 24 mars 2022 lorsque des gendarmes gardes-frontières (GGF), remarqueront au niveau de la frontière algéro-marocaine deux personnes au comportement suspect, transportant des sacs à dos. Ces derniers, à la vue des GGF, jetteront les sacs et tenteront de prendre la fuite. Toutefois ils seront vite rattrapés et conduits au plus proche poste de contrôle où un des mis en cause donnera une fausse identité. L’endroit où les mis en cause ont été arrêtés a été passé au peigne fin et c’est là que la quantité de 112 kg de kif caché dans les sacs à dos a été retrouvée. Toujours selon les premières investigations, il a été déterminé que les suspects sont entrés clandestinement en Algérie.
Confrontés aux faits, ils nieront avoir un quelconque lien avec la drogue. L’enquête ouverte arrivera à déterminer l’identité des deux accusés. Cités à la barre du tribunal criminel, les deux mis en cause nieront les accusations retenues contre eux, expliquant qu’ils voulaient entrer clandestinement en Algérie pour atteindre les côtes européennes par bateau. Ils expliquent que les sommes d’argent trouvées en leur possession allaient être utilisées pour payer leur voyage clandestin. Ils ajoutent également que c’est un certain Rachid, autre ressortissant marocain, qui les a mis en contact avec des passeurs de haragas qui devaient les prendre en charge une fois en Algérie. Des déclarations qui ne tiendront pas la route et ils finiront par se confondre en contradiction. Le représentant du ministère public, jugeant ces faits de grave, a requis à leur encontre la perpétuité. Leur défense plaidera la non culpabilité, expliquant que les stupéfiants saisis ne se trouvaient pas chez leurs mandants et rien ne prouve que les deux sacs trouvés au milieu des arbustes leurs appartiennent.
Zemmouri L
