Akid Lotfi : Vers la réalisation d’un Centre des impôts

Après de longues péripéties, les pouvoirs publics ont finalement décidé de réaliser un Centre régional des impôts dans la cité Akid Lotfi. Les habitants ont exprimé leur soulagement de voir que l’assiette foncière en question abritera une institution publique plutôt qu’une promotion immobilière où d’autres activités bruyantes.
Cette infrastructure dédiée à la fiscalité sera construite sur un terrain nu qui appartient à l’APC d’Oran et qui sert depuis de nombreuses années de dépotoir public. La parcelle est située en face du CEM Zech Tayeb et mitoyenne de l’école primaire Smail Boumedienne. Il y a quelques années, l’APC avait opté pour un projet de piscine municipale avant qu’une entreprise ne commence les travaux de terrassement pour la construction d’une annexe du conservatoire municipal de musique Ahmed Wahbi. Mais les travaux de terrassement ont à peine été entamés que le projet a été abandonné. «A chaque fois, ces projets ont été abandonnés, laissant place à une parcelle hideuse qui sert de décharge avec tous les désagréments que cela occasionne, qui ne font que ternir l’image de notre quartier», relatent les habitants.
Il y a 8 ans, ils avaient organisé une protestation pour réclamer l’aménagement d’un espace vert sur ce terrain et signé une pétition adressée aux autorités locales pour s’opposer à une tentative de détournement de sa vocation d’un projet culturel et son remplacement par celui d’un marché. Quelques années plus tard, un collectif d’habitants de la cité Soteba 125 logements était revenu à la charge et adressé aux autorités locales une nouvelle pétition appelant à ce que cette parcelle soit aménagée en un jardin végétal ornemental. Les pétitionnaires trouvaient à l’époque «anormal que depuis 18 ans, aucun projet n’est venu se concrétiser, ce qui nourrit des inquiétudes». Les habitants ont sollicité les pouvoirs publics «pour réaliser un jardin et combler le déficit en espaces verts et rétablir un équilibre entre le bâti et le naturel d’autant plus que le site s’y prête». «Nous avons par le passé adressé des courriers aux pouvoirs publics successifs restés tous sans suite. Nous avons opté pour une démarche citoyenne et pour laquelle nous sollicitons votre pleine adhésion et contribution», avaient-ils notamment expliqué.
G. Salima

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