La maladie affecte une personne sur 1.000 : L’EHU sensibilise sur l’épilepsie

Malgré les avancées médicales et les efforts de sensibilisation, l’épilepsie reste une maladie souvent mal comprise par le grand public. Affectant environ une personne sur mille, elle ne se résume pas aux crises spectaculaires que l’on imagine souvent. Il s’agit d’un trouble neurologique chronique qui peut toucher des individus de tout âge et sous différentes formes.
A l’occasion de la Journée mondiale de sensibilisation à l’épilepsie, l’EHU d’Oran a organisé lundi une campagne d’information destinée à mieux faire connaître cette pathologie et à lutter contre les idées reçues. Sous la supervision du Professeur Chentouf Amina, cheffe du service de neurochirurgie, cette initiative a permis d’expliquer la diversité des manifestations de l’épilepsie, qui vont des absences discrètes aux crises convulsives impressionnantes. Selon les spécialistes, environ 30% des cas ont une origine génétique, le mariage consanguin pouvant accroître le risque de développer la maladie chez les enfants. De plus certains éléments environnementaux et comportementaux peuvent favoriser l’apparition des crises. Parmi eux, l’exposition prolongée aux écrans est particulièrement mise en cause. La lumière bleue et les images clignotantes des téléphones, ordinateurs et télévisions peuvent déclencher des crises chez les patients photosensibles. Le manque de sommeil, le stress et le non-respect du traitement médical aggravent également la fréquence et l’intensité des crises. Un volet essentiel de cette campagne a été dédié à la formation des familles et des proches des patients. Savoir réagir correctement face à une crise peut faire toute la différence : il est crucial d’éviter les gestes dangereux comme essayer de forcer l’ouverture de la bouche ou de maintenir la personne de force.
Afin de garantir une meilleure prise en charge en cas d’urgence, l’hôpital a mis en place une carte d’urgence destinée aux patients épileptiques, contenant des informations vitales et des consignes claires à suivre en cas de crise. Le directeur de l’établissement, Bar Rabah, a souligné que cette initiative s’inscrit dans un programme plus large visant à améliorer la prise en charge des maladies neurologiques et à mieux informer la population.
F.A

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