La culture, un vecteur de sensibilisation: L’Algérie renforce sa lutte contre la drogue

La consommation de drogues en Algérie est devenue une préoccupation majeure pour les autorités et la société civile. Face à l’ampleur du phénomène, le gouvernement a déployé de nouvelles initiatives pour sensibiliser la population et intensifier les efforts de prévention.
Hier, le ministère de la Culture et des Arts a inauguré une série de programmes culturels et littéraires à travers la Bibliothèque nationale et les bibliothèques de lecture publique sur l’ensemble du territoire afin de renforcer la conscience collective sur les effets néfastes des stupéfiants et encourager les jeunes à adopter des modes de vie sains.
Pour rappel, l’Algérie collabore étroitement avec l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) dans la région MENA. Cette alliance a donné naissance au programme « Youth4Impact », qui mobilise la jeunesse dans la prévention et la lutte contre la criminalité liée aux stupéfiants. De nombreuses initiatives, comme les journées d’information organisées par l’Organe national de protection et de promotion de l’enfance (ONPPE), permettent aux acteurs nationaux, aux forces de sécurité et aux associations de débattre des stratégies à adopter pour freiner ce fléau.
Les statistiques récentes de l’Office national de lutte contre la drogue et la toxicomanie (ONLCDT) révèlent une augmentation inquiétante de la consommation de stupéfiants en Algérie. Le cannabis reste la substance la plus prisée, suivie des psychotropes. Cette tendance touche plusieurs couches sociales, notamment les jeunes et les étudiants. La proximité géographique avec le Maroc, l’un des plus grands producteurs de cannabis au monde, favorise l’accès et la circulation de cette drogue sur le marché algérien. Cette situation a des conséquences alarmantes sur la santé publique, avec une augmentation des cas de dépendance et de troubles mentaux, ainsi qu’un impact direct sur la criminalité et la cohésion sociale.
Pour faire face à ce phénomène, les autorités misent sur la prévention en multipliant les campagnes de sensibilisation, en particulier auprès des jeunes. Une meilleure coordination intersectorielle est également essentielle pour optimiser l’action conjointe des ministères, des forces de l’ordre, des institutions éducatives et des organisations de la société civile. Par ailleurs, le développement de centres spécialisés dans le traitement et la réhabilitation des toxicomanes s’impose comme une priorité pour assurer un accompagnement adapté et favoriser la réinsertion sociale des personnes concernées.
O.A Nadir
