Ils avaient essayé de sortir le corps sans autorisation: De trois à cinq ans pour les accusés

La cour d’appel d’Oran a condamné dix personnes à trois et cinq ans de prison ferme pour association de malfaiteurs, agression contre un agent de santé publique et dissimulation de cadavre. Lors du premier procès, les accusés avaient été condamnés aux mêmes peines.

Selon les faits révélés à l’audience, les accusés avaient tenté d’enlever le corps de leur proche décédé sans autorisation à l’EHU d’Oran. Lorsqu’ils sont arrivés à la porte de sortie, les agents de sécurité ont logiquement refusé de laisser sortir la dépouille, ce qui a déclenché une dispute entre la famille et le personnel de sécurité. Un agent a été violemment agressé par l’un des membres de la famille qui l’a blessé à l’œil avec une boucle de ceinture.
A la barre, les accusés ont expliqué qu’ils étaient sous tension. L’agent de sécurité victime de l’agression et l’institution hospitalière ont déclaré que le défunt était décédé pendant la nuit et qu’il était déraisonnable de l’enterrer immédiatement. Ils ont ajouté que l’accusé a provoqué une grave dispute, entraînant des blessures à l’agent de sécurité, et exigé une indemnisation de deux milliards de centimes ainsi que cent millions pour l’hôpital.
Dans son réquisitoire, le ministère public a requis le maintien des prononcées en première instance.
La défense des accusés a expliqué que le défunt était hospitalisé depuis des mois en attendant une intervention chirurgicale (amputation d’une jambe), mais l’opération n’a pas eu lieu en raison d’une infection. L’hôpital a remis une lettre à la famille pour transférer le patient dans un autre établissement, mais la famille a refusé, insistant que l’opération soit réalisée à l’EHU, ou que l’hôpital se charge du transfert.
Après le décès, le frère a tenté d’enlever le corps mais le service des urgences a refusé de lui remettre l’autorisation. Les proches ont alors utilisé un lit mobile et l’ascenseur pour descendre le corps, ce qui a conduit à l’affrontement.
Zemmouri L.

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